‹ De la ThoracentèseChapitre 26 sur 29 · AR VE · texte numérisé non relu

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lie et, les deux clefs de la canule et du siphou étant ouvertes, le liquide s’écoule par l'extrémité inférieure dans une cuvette placée auprès du lil. ;

Après 5 minutes d'écoulement, le malade est pris d’une quinte de toux qui fait interrompre l'opération pendant quelques secondes, l’écoulement est repris de nouveau ; mais, au bout d’une minuüte, nouvelle quinte de toux avec sensation d’écrasement thoracique angoissante pour le malade.

En 7 minutes, il a été évacué par le siphon 1300 grammes de liquide purulent :

La canule est restée en place, le siphon étant enlevé. Ce dernier est alors amorcé avec la solution iodurée indiqué ci-dessus puis il est réadapté à la canule ; à son extrémité opposée est annexé un entonnoir, dans lequel on verse la solution iodurée destinée à être injectée. Le siphon étant alors relevé presque verlicalement au lieu d’être abaissé ; les deux clefs sont alors ouvertes, et le liquide descend régulièrement et doucement, de l’entonnoir où il est versé, dans la cavité thoracique par l’intermédiaire du tube en caoutchouc. En une minute, l'injection est terminée. On ferme les clefs au moment où l’entonnoir est completement vidé, et l’on retire la canule.

L'orifice cutané est fermé, comme toujours, à l'aide d’un peu de collodion et d’ouale, ou simplement d’une étiquette gommée ou d’une rognure de limbre-poste mouillée.

Trois quarts d'heure après, on fait uriner le malade, et son urine contient déjà beaucoup d’iode.

Dans l'après-midi, le malade a ressenti quelques picotements dans la gorge qui l'ont fait tousser, et une légère douleur aux égions parotidiennes.

Le 9 juin. — Le malade a bien dormi, le liquide extrait de la

Decourt 9

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poitrine s’est séparé en deux couches: l’inférieure représentant 500 grammes de globules de pus, la supérieure 800 grammes de sérosité louche. L'examen microbiologique n’a rien fait découvrir de particulier dans ce liquide.

A la date du 12 juin, les urines ne présentent plus trace d’iode.

Les jours suivants, la température ne cesse de toucher 37° le matin, un peu plus élevée le soir ; le malade mange bien, dort parfailement, aide l’infirmier dans le travail de la salle; va et vient de tous côtés, ne se trouvant nullement oppressé, toussant et crachant à peine. Il demande à retourner pendant quelque temps dans sa famille.

En effet, bien que la respiration soit encore très obscure, les vibrations et la sonorité très amoindries dans tout le côté gauche, le cœur n'étant pas dévié, le côté malade ne présente point de voussure, et il semble, en raison de l’état local et de l’état général que la reproduction du liquide est sinon enrayée d’une façon absolue, du moins très ralentie.

En résumé, il s’agit ici d’un cas de pyopneumothorax dans lequel nous voyons la perforation pleurale se fermer probablement sous l'influence de la pleurésie purulente consécutive ; mais cette pleurésie purulente offre la tendance fâcheuse de se reproduire sans cesse, ce qui nécessite des ponctions successives : 6 sont pratiquées par M. Troisier, et une septième par M. Duguet, à l’aide de l'aspirateur, Une huitième est pratiquée par M. Duguet à l’aide du siphon, cette dernière marche à souhaits aussi bien qu'avec l’aspirateur.

Grâce aux injections iodées pratiquées par M. Duguet

après les deux seules ponclions qu'il a faites, l’une à l’aide de la pompe foulante, l’autre à l’aide du siphon muni d’un entonnoir et simplement élevé au-dessus du niveau du thorax, la pleurésie purulente qui semblait s’éterniser, paraît avoir subi un temps d'arrêt, peut être définitif, dans sa reproduction. M. Duguet possède déjà une demi douzaine d'exemples de guérison de pleurésies p trulentes dans des cas analogues de pyopneumothorax après un nombre plus ou moins grand d'injections iodées dans la

plèvre.

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