DE LA THORA.CEJSTÈSE
c'est, en un mot, à la manœuvre mal comprise, manœuvre qui, sans tenir un compte suffisant de la nature de pleurésie, de son ancienneté et de ses complications, permet à un épanchement considérable de sortir trop complètement et trop rapidement de la cavité thoracique. Voilà pourquoi, je le répète encore une fois, le secret pour mettre le malade à l'abri de tout accident, le secret pour se mettre, soi, opérateur, à l'abri de toute éventualité, consiste à faire usage de l'aiguille n°2, et à limiter suivant le cas la quantité du liquide retiré en une séance. La thoracentèse ainsi pratiquée devient une piqûre d'aiguille aussi facile à faire, aussi insignifiante, aussi innocente, que les piqûres que nous pratiquons tous les jours avec la seringue de Pravaz.
On me pardonnera d'être aussi affirmalif dans mes conclusions; monexcuse, c'estquelesfaitsquej'avance ne sont basés ni sur des théories, ni sur des hypothèses : ilsreposentsurun nombre considérabled'observations. L'abus qu'on a fait delà thoracentèse depuis quelques années ; les discussions qui ont été entreprises au sujet de ses accidents; les interprétations diverses, parfois erronées, données à ces accidents; le discrédit jeté par quelques écrits non-seulemen t sur l'aspiration , mais encore sur la thoracentèse, toutes ces raisons m'ontengagé à reprendre cette question, à en étudier le bon côté comme le côté défectueux, et à formuler nettement mes convictions.