‹ De la Thrombo-phlébite du Golfe de la JugulaireChapitre 13 sur 21 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Il faut pour que la thrombose soit possible, que l’endoveine soit lésée. Nous venons de voir comment les embolies sceptiques pouvaient réaliser cette condition.

A cette étiologie nous avons ajouté la péri-phlébite de la crosse jugulaire dont le pus transforme les tuniques veineuses et en dernier lieu l’endothélium en fongosités.

À partir de cette brèche initiale le thrombus se constitue en couches concentriques et arrive à obstruer le golfe, plus tard le caïllot suppurera, ou bien s'embolisera en métastases pulmonaires. Le caillot peut envahir en haut tout le système sinusien, en bas la veine jugulaire et le tronc brachio céphalique ayant les plus grandes chances de voir sa pointe en battant de cloche se détacher lorsqu'elle sera battue par le courant de la veine sous-clavière.

Les microorganismes en jeu sont les mêmes que ceux des otites, le streptocoque, le staphylocoque, le pneumocoque, le colibacille, les anaérobies des othorrées chroniques.

Leur virulence joue aussi un rôle dans la marche de l'infection du golfe, elle peut être assez exaltée pour que le thrombus n'ait pas eu le temps de se former et que le malade soit emporté par la scepticémie aiguë.

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