DIAGNOSTIC
Positif. — Le caractère de brusquerie et la violence des symptômes sur lesquels Paul Laurens à particulièrement insisté, semblent bien différencier la thrombophlébite du golfe de l'infection des autres segments dont les signes sont moins bruyants; il faut en l’absence de la raideur de la nuque, du torticolis symptomatique, des flexuosités des veines réliniennes, du bourdonnement et du vertige, attribuer à ce début violent une importance capitale.
L'examen du liquide céphalo-rachidien (Paul Laurens), ne donne que des signes tardifs de propagation aux méninges.
L'examen du sang (Moos Sebileom), fournit au contraire par la modification de la formule leucocytaire, des renseignements importants (l’hyperleucocytose).
L’hémoculture n'a pas été faite.
Différentiel. — En premier lieu il faut différencier l'accès palustre de la crise trombo-phlébitique, l’accès en est quotidien tierce, ou quarte, à moins que plusieurs de ces formes évoluent chez le même individu; mais la
quinine fait disparaître les accès.
Re ron
La typhoïde débute lentement par une température graduellement ascendante, à la période d'état la température marque un plateau, enfin à la période des oscillations amphiboles on aura recours à la réaction de Vidal.
La méningite, où 1l n’y a pas de diarrhée, si la ponction lombaire montre de l’hypertension, un liquide louche, et l'examen du liquide de la polynucléose, il faudra lorsqu'il y aura coexistence d'une othorrée intervenir aussitôt contre celle-ci puis se tenir prêt à aborder ultérieurement le sinus et le golfe.
L'érisypèle au cours d’une suppuration otique où l'on voit le bourrelet envahir bientôt le pavillon et toute la face.
La pneumonie qui a un foyer unique de crépitants et de souffles au lieu des foyers multiples des métastases pulmonaires.