‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 20 sur 63 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

reçoivent des injections, de même qu'un malade de M. Lannelongue, en juillet.

En juin encore, Bouchard et Gley la pratiquent, mais n'ont que des essais incomplets et négatifs.

Le 10 octobre de la même année 1891, Murray a, de celte facon, le premier une guérison de myxædème, de même que Fenwick.

En 1892, Bouchard fait une communication sur le traitement du myxœdème par le traitement thyroïdien (Congrès pour l'avancement des Sciences).

Depuis, beaucoup de cachexies pachydermiques ont été ainsi guéries par Bealy, Carter, Claye Shaw, À. Davies, en Angleterre : Bouchard et Robin, de Lyon, en France: Baeck, en Belgique: Wichmann, en Allemagne : Dance, Pasteur. Ord, Allison, Dyce, Duckworth, Chopinet.

Les résultats de Murray et de Fenwick ont élé confirmés par Wallace, Ernest, Carter, Stansfield, Hale, Henry, elc., qui ont soigné des cas de crélinisme sporadique.

Murray. pour ses injections, usail du procédé suivant : Un lobe de corps thyroïde de mouton récemment tué, est débarrassé de sa graisse et du tissu conjonctif, coupé en petits morceaux el placé dans un tube à essais. On ajoute 1 centimètre cube de glvcérine et 1 centimètre cube d'eau phéniquée à 0,50 pour 100. Boucher le tube avec un tampon de coton aseptique el laisser reposer pendant vingt-quatre heures dans un endroit frais. On exprime ensuile fortement dans un linge stérilisé dans l'eau bouillante et l’on à par filtration environ 3 centimètres cubes de suc pour un lobe. ce qui équivaut à deux injections.

. Gley préparait ses injections avec du sable et de l'eau

salée, pui filtrait sur une bougie de porcelaine sous faible pression.

D'Arsonval utilisait Co? liquide pour stériliser et filtrer sous pression.

Il y a encore de nombreux procédés, tels que celui de Roux, mais qui nous entraîneraient dans des digressions

trop étendues.

INGESTION.— Cependant, des accidents observés mirent les savants à la recherche d'un nouveau procédé et bientôt l'on se rallia à la méthode par ingestion qui réu nit aujourd'hui à peu près tous les suffrages.

En 1892, Hovitz, de Copenhague, fait faire de nouveaux progrès et tente avec succès l'ingestion de corps thyroïdes frais.

Mackenzie obtient aussi de bons résultats en faisant ingérer des glandes cuites, bouillies ou grillées.

En même temps, Fox découvre, qu'administré par la la bouche, le suc thyroïdien à la même action qu'injecté sous la peau.

Handford et Wood préconisent les glandes cuites.

En 1893, Arthur Davies signale à la Société clinique de Londres, un cas de myxædème amélioré par l'injection d'extraits secs de corps thyroïde.

Les Anglais, vers cette époque, revinrent au traitement mixte, par ingestion et injections sous-culanées. Dans le traitement par injestion, on fait prendre des glandes recueillies sur un animal fraîchement sacrifié (bœuf, veau, porc, el surtout le mouton). Mackenzie hache le

corps thyroïde cru avec du brandy. Brissaud et Souques

SI — le mettent dans du pain azyme. Hovitz et Lebreton le font légèrement cuire.

La dose moyenne varie de un lobe à un demi-lobe par jour et reste subordonnée à la tolérance.

Si l’on ne peut avoir la glande crue,on se sert d'extraits liquides, « le corps haché, broyé, avec du sucre, de la glycérine, on y ajoute de l’eau, on filtre cet on prend Je breuvage. Mackenzie. »

Cependant l'on ne tarda pas à utiliser d’autres produits, car, d'une part ce procédé était inconstant, tous les COrps thyroïdes n'étant pas équivalents, — de plus, offrant, à prendre ainsi, une certaine répugnance aux malades. On usa donc de poudres, en desséchant à basse température (4o° à 5o°) des corps frais, débarrassés de la graisse et des membranes, et en les additionnant de sucre, on en fit des tablettes et des pastilles. Telles sont les tablettes de Chaix- Remy, dont chacune équivaut à 0,25 c/g. d’organe frais et 5 tablettes à un lobe de mouton.

Les tablettes de Vigier, qui sont faites avec de la pulpe de glande mélangée à du borax ou du charbon de bois représentent 0,10 c/g, pour chaque capsule. Les tablettes de Flourens, les préparations anglaises de Burroughs and Welcome, sont d'autres produits voisins. La dose moyenne de poudre est de 0,40 centigrammes par jour.

On s'est enfin ingénié à extraire de la glande divers produits que chaque auteur considère comme le prineipe aclif,bien qu'ils ne se ressemblent guère, — les uns albumineux. les autres iodés, d’autres enfin, ni albamineux, ni iodés.

En 1893, White et Vermehren emploient les premiers, Fextrait sec. Vermehren de Copenhague. parvient, par

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