‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 21 sur 63 · LE SOLE · texte numérisé non relu

LE SOLE

l'alcool à isoler une substance protéique qu'il dénomme thyroïodine,qui lui donna des résultats dans le myxædème infantile à la dose de 0,10 à 0,30 c/g. par jour. C'est le précipité obtenu en traitant par l'alcool l'extrait glycériné. Notkine de Kiew isole deux albuminoïdes : la thyroprotéide et thyréoïdine, sur lesquelles nous nous sommes déjà expliqué. La première est le poison qui. après la thvroïdectomie cause la cachexie strumiprive: la seconde, composée de deux albuminoïdes. est une vraie sécrétion de la glande et détruit le premier corps qui n'est qu'un déchet des échanges intra-organiques. Ingérée. elle détruit la thyréoprotéide dans l'économie.

Pour Frankel, l'agent actif de la glande est une base euanidique c@ristallisée ;: la thyréo-antiltoxine. Elle fut retirée par Dreschel et lui. du liquide filtré après coagulation par la chaleur. de la macération des glandes. C'est la contre-partie du produit suivant qui se trouve dans le coagulum.

Pour Baumann de Fribourg, c'est un principe iodé, la thyroïodine, qui représente 6,2 à 0,5 p. 0/0 du poids de la glande fraîche, et renferme 2,9 p. 0/6 d'iode dans sa molécule. C'est la seule substance iodée de l'organisme. Ses effets sont semblables à ceux de la glande, et ceci est confirmé par Roos et Ewald au Congrès de Wiesbaden.

La thyroïodine de Baumann, comme les principes aclifs de Vermehren, de Notkine, de Frankel, aurait le grand avantage d'être un produit bien défini, toujours comparable à lui-même, et avec lequel, par suile. une thérapeutique rigoureuse pourrait être instituée. mais rien ne prouve que la glande thyroïde, à côté des prin-

cipes déjà isolés, ne renferme encore d'autres corps

inconnus, Sinon capables d'agir au même litre sur l'organisme animal, du moins de compléter l'action de ceux-là.

Quoi qu'il en soil, ces principes qui ont été isolés dans la thyroïodine ont fait leurs preuves. Cette substance, par laquelle nous terminons l'exposé de la médication thyroïdienne, est à peu près la seule que l'on emploie aujourd'hui. Nous allons lui consacrer spécialement

quelques lignes.

Page 1