‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 24 sur 63 · ARMOR · texte numérisé non relu

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Frailé de Chirurgie de Duplay Reclus, où la question a été fort bien exposée. l

La consolidation des fractures s'effectue en un temps fort variable ; bien des causes, en effet, peuvent normalement accélérer ou retarder la consolidation définitive. Le siège de la fracture, sa variété, la nature de l'os blessé, et surtout l'âge du sujet, voilà autant d'éléments qui influent sur l'évolution du cal. On à coutume de dire que, lorsque après deux mois une fracture ne sest pas consolidée, c’est qu'il y a un retard dans la consolidation. Si la soudure continue à rester imparfaite, dans les mois qui suivent, il y a absence de con-

solidation ou pseudarthrose.

ExoLoG1Ee. — Les pseudarthroses sont des accidents, rares, eu égard au nombre considérable de. fractures observées. Liston, Pearson, n'en ont vu qu'une chacun dans leur pratique. Norris en a constaté 10.

Les statistiques générales n'auraient qu'une importance fort médiocre, si elles ne nous apprenaient que cerlains os sont atteints de préférence el frappés de pseudarthroses. L'humérus et le fémur viennent en première ligne, puis le tibia. L'humérus cependant, d'après Bérenger-Féraud et Hamilton, est le plus souvent en

cause.

CAUSES GÉNÉRALES. — Elles sont de diverses variélés. On a incriminé sans preuve la vieillesse, on ne sait rien de

l'influence du sexe. La grossesse d’après Reclus, apporte

un obstacle à la consolidation, mais, dès l'accouchement terminé, la cicatrisation s'effectue en général régulièrement. Dupuy en rapporte une observation fort con-

cluante.

On à accusé toutes les aflections graves et dibilitantes. Toutes ces causes, ont pour résultat d'anémier l'organisme etd'enlever à la nutrition les éléments nécessaires à la réparation. Hewson relate plusieurs cas de pseudarthroses à la suite de saignées abondantes. Brodie et Larrey pensent que la dièle et la mauvaise nourriture ont une influence manifeste. On a accusé aussi l'allaitement. I est incontestable que souvent, l'état général retentit sur l'évolution de la fracture, et ralentit la terminaison favorable. Mais il est exceplionnel que la véritable pseudarthrose reconnaisse pour cause une affection générale, telle que la syphilis, la scrofule, les intoxications par le

mercure, le phosphore, l'arsenice etc.

Le paludisme parait retarder l'évolution du eal (Verneuil) mais la phosphaturie à une action bien reconnue sur la pseudarthrose. Or, souvent la chlorose, Fanémie, la grossesse. les intoxications diverses, les maladies infectieuses aiguës, les maladies chroniques, s'accompagnent de phosphaturie. Le phosphate de chaux pour être absorbé, subit en effet, successivement plusieurs

transformations.

Le suc gastrique le transforme d'abord en chlorure ou carbonate de chaux. L'acide phosphorique en liberté, en présence du sue intestinal alcalin, S'unit à la glycérine des graisses dédoublécs par le suc pancréatique et donne

un acide phosphoglycérique (Beneke), qui s'unit lui-

même à la chaux pour former des phosphates tribasiques destinés à l'ossification.

Tout ce mécanisme suppose l'intégrité des fonctions gastriques, une alimentation suffisamment riche en phosphore et en graisse, un suc intestinal alcalin, un dédoublement normal des graisses.

Parfois, le blessé se trouve enfin sous l'influence d'une maladie générale fébrile, avec localisation sur le membre fracturé. On peut voir, dans ces deux cas un érvysipèle, une [ymphangite grave, faire avorter la formation du cal et même faire rétrocéder une cicatrisation déjà fort

avancée.

CAUSES LOCALES. — Ce sont elles qui agissent surtout. Tantôt c'est un épanchement sanguin qui empêche la coaplalion et la réunion des fragments (Heydenreich), la pénétration de la synovie, le défaut de nutrition de la portion d'os détachée, le scorbut local dû à une constriction trop forte du membre dans un appareil à fracture. Les paralysies du membre fracturé, les inflammations péri-osseuses ont pu être incriminées, peu souvent d'ailleurs. Le nombre trop considérable des esquilles, la suppuration, la nécrose, l’existence de corps étrangers au milieu des fragments, le défaut de coaptation, la mobilité des fragments, leur écartement, la difficulté de contention.'constituent des causes évidentes de pseudarthrose.

De tout temps, on a signalé enfin comme cause de premier ordre, l'interposilion entre les fragments de débris musculaires, d’aponévroses ou de tendons (Coo-

per, Dupuytren, Tillaux).

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