Deuxième partie, personnelle
F. À. cuisinier. Aucun antécédent, ni héréditaire, ni personnel. 17 ans. Il entre à l'hôpital pour arthrile purulente du genou, le 15 novembre 1897, à la suite d’une blessure faite accidentellement et par lui-même avec un couteau.
A l'entrée, l’élat est assez bon. T. 39°3, pouls 100, mais l’appélit et les forces ont disparu, il y a quelques frissons.
A l'examen du genou, on constate que celui-ci est le siège d'un gonflement assez considérable. La peau est tendue, rouge, l’exploralion très douloureuse. A la partie interne du genou, en dedans et un peu au-dessus de la rotule, on constate la présence d’une plaie par instrument coupant de 2 cent. de longueur environ, par où s'échappe un liquide sanguinolent.
Par le palper, on constate un gonflement de l’ensemble de l'article, surtout marqué au niveau du cul-de-sac tricipital; pas de choc rotulien, rien dans la jambe.
L'état général n'est pas mauvais, mais le malade paraît très anémié.
Le 16 novembre, c’est-à-dire 4 jours après l'accident, la température se maintenant à 39° avec tendance à monter plus haut, M. Delore ‘décide cet pratique la résection. Le genou et tout le membre inférieur sont mis dans une gouttière plâtrée.
Le 25 novembre, on enlève et refait le pansement. Pas de pus.
Le 30 novembre, on fait un nouveau pansement. Pas de pus. SUITE (PERSONNELLE)
Le ro décembre, le malade est hors de danger, mais la consolidation n'est aucunement en voie de formation. Aussi, le mercredi 3 janvier, donne-t-on de la {hyroïdine pour hâter celte consolidation qui ne se fait pas, et l'on donne pendant 12 jours o,10 centi-
grammes de thyroïdine par jour, c'est-à-dire jusqu'au 14.
Le malade ressent des fourmillements, des élancements qu'il dil se produire dans l'os, au niveau de l'endroit où il a été opéré.
On lui fail ensuile un silicate, el dans les premiers jours de février, c’est-à-dire »8 jours après le début du traitement, la consolidalion était effectuée.
Pendant un mois et demi, par conséquent, ce sujet, abandonné à lui-même, ne voyait en aucune façon la consolidation avoir lieu mais, moins d’un mois après le début du traitement, celle-ci était constatée. Le traitement parait donc avoir eu une certaine action.
On garde le malade 15 jours encore par prudence à l'hôpital, et
au bout de 3 mois après son accident, il marche absolument seul.