OBSERVATION XXX
(exæ-Van Heddeghem, Lille 1899, Folel)
J. T., 45 ans. Entre à l'hôpital Saint-Sauveur, le 23 janvier 1899. Le malade, mécanicien au chemin de fer, est tombé de sa locomotive. Il ressentit une violente douleur au niveau du pied gauche, el, en se relevant, s’'aperçut que ce pied était dévié en dehors.
A son entrée, on voit le membre couvert de phlyctènes. Du côté du péroné, on trouve : douleur très vive à la partie inférieure, déformation en coup de hache, crépitation. Au niveau de la malléole interne qui est fracturée, le fragment supérieur du tibia est tout à fait sous la peau qui est très amincie.
Le 4 janvier, on fail la réduction de la fracture et on met un appareil plàtré.
Le 20 février, on enlève cel appareil. La peau s'est sphacélée au
niveau de la malléole interne, ILexiste des bourgeons charnus exubé-
rants qui sont cautérisés. La consolidation n’est pas obtenue, des mouvements de latéralité assez étendus sont encore possibles.
Cette consolidation tardant encore, on donne, le 12 avril, trois pastilles de thyroïodine par jour. Le »> avril, la jambe était solide, et le 30, le malade quittait l'hôpital.
OBSERVATION XXXI (Ibidem )
A peu près à la même époque, un malade identique, employé du chemin de fer, se trouvait salle Saint-Jean, n° 7. Nous n'avons pu retrouver l’observation qui a élé égarée ; aussi ne metlons-nous pas de dates.
Cet homme présentait également un relard de consolidation
d'une fracture de jambe, survenue quelques jours avant celle de son collègue. La glande thyroïde lui fut donnée en même lemps avec le même succès. En l’espace d'une dizaine de jours la consolidation était obtenue. Tout le monde dans le service se rappelle très bien ce malade que nous nous contentons de mentionner,
élant donné l’imprécision de nos renseignements.
En 1899, Sleinlein rapporte que le docteur Slahel, assistant à Glarus, n'a obtenu dans un cas de pseudar- Ihrose aucune amélioration par la médication thyroïdienne, et que le D' Kappeler, médecin des hôpitaux à Constance, dans un cas de fracture à guérison difficile, a obtenu par l’ingestion de préparations thyroïdiennes une accélération de la consolidation.
D'autre part, dans une communication loute récente, de juillet 1900, M. Stcinlein cite une observalion de pseudarthrose traitée avec succés, encore inédite, et que
lui a communiquée M: Kappeler.