‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 45 sur 63 · OBSERVATION XXXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXII

(Potheral. Communication à la Société de chirurgie, 20 novembre 1899,

Tronchet de la Rochelle)

I s’agit d'un homme de 5o ans, Cet homme fait une chute violente dans un escalier qu'il descendait avec un lourd fardeau. Il tombe à la renverse. Le fardeau, une table, atteint sa jambe gauche et la fracture à trois travers de doigts de la mortaise tibio-péronière. La fracture est comminutive. Elle donne à l'exploration la sensation d’un sac de noix; le fragment inférieur fait une forte saillie en avant. Cependant, sous le chloroforme, la réduction complète peut être obtenue, elle est maintenue à laide d’un appareil plätré.

Cet appareil est supprimé au bout de quinze jours. Le massage est institué, mais la déformation réapparaît. Au bout de six à sept jours, le massage est supprimé à son tour et l’immobilisation rétablie.

Au trente et unième jour, le massage est repris et continué pendant dix jours encore. Mais, de nouvéau, le fragment inférieur fait saillie et le massage cesse pour reprendre vers le trentième jour,

I est régulièrement continué, tout gonflement a disparu, la jambe est devenue d'aspect normal, mais au quatre-vingtième jour, il persiste encore de la mobilité au niveau du foyer de la fracture. et cependant cet homme nc présente aucune tare héréditaire ou personnelle et ses urines, examinées à plusieurs reprises, sont normales.

Outre le massage, M. le D' Tronchet avait vainement employé le phosphate de chaux à hautes doses — les frictions excitantes, voire même l’irrilation du foyer (il ne dit pas par quel procédé).

C'est sur ces entrefaites que M. le D' Tronchet ayant lu une communication sur la thyroïodine dans les consolidations osseuses, pense que c'était l’occasion d’en essayer l'emploi. Il fit prendre à son malade chaque jour 5 puis 6 lablettes de 10 centigrammes de

thyroïodine.

TM

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