‹ De la Thyroiodine: Dans les Retards de Consolidation et dans les PseudarthrosesChapitre 53 sur 63 · OU · texte numérisé non relu

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criles, ingéra jusqu'à 10 corps thyroïdes de mouton par jour, et présenta bientôt des troubles psychiques caraclérisés par du délire de persécution avec confusion mentale, et accompagnés de tremblement des mains, de palpitations et d'augmentation notable du volume de la glande. Tout disparut dès qu'on cessa la médication.

Ferrarini, en même temps, rapporte l'observation d'une femme obèse de 30 ans, qui, pour maigrir prit chaque jour jusqu'à 8 tablettes de 0.23 centigrammes d'extrait thyroïdien. Elle présenta en peu de temps de la confusion mentale, de l'agitation motrice, des sensations angoissantes, qui disparurent en cessant le traitement. On avait noté chez elle, de l'augmentation et de la fréquence du pouls.

Nous voyons donc, pour nous résumer, quil faut user avec discrétion de la médication thyroïodienne. Remarquons cependant que la plupart des accidents signalés ont eu lieu chez des sujets ayant abusé du traitement, tel celui de M. Destot. Lorsque l'on aura l'intention de soumettre un sujet à la thvroïodine, en admettant que l’on soit certain de la qualité de cette dernière, encore faudra-L-il examiner l'élat du cœur et du système nerveux. Dès que l’on remarquera des accidents quelcon ques parmi ceux qui sont signalés plus haut, il faudra cesser la médication ou la modifier comme nous l'avons indiqué. par un procédé qui nous à rendu de grands services.

Nous avons noté souvent que chez les malades pour lesquels nous avons employé la thyroïodine, l'amaigrissement élait de règle.

Dans quelques cas, nous avons constaté de la cépha-

lalgie ct de la fréquence du pouls. Nous avons pu con-

tinuer la médication en nous conformant aux conseils de MM. Bédart et Mabille, dont nous avons parlé. — Une autre fois, nous avons vu une éruption rubéolique apparaître au cinquième jour du traitement, peut-être Simple coïncidence, dont nous n'avons tenu que relativement compile. Dans un autre cas, l'apparition d'un foyer de myosile nous a forcé à suspendre la médication. Nous avons remarqué que, chez tous nos malades atteints de fracture, surtout des membres inférieurs, la thyroïodine produisait une chaleur anormale de ceux-ci, accompagnée de tressautements, de fourmillements, de picotements allant même jusqu'à réveiller le malade. On en trouvera des exemples au cours de nos observa-

tions.

CHA PTT EVENT

CONCERSLIORS

[. — Nous avons tenté dans ce court travail. de mettre le plus possible au point une question sur laquelle les recherches, quoique très nombreuses, n'ont pas encore, que nous sachions, été résumées pour former un ensemble clair.

Nous avons vu de par l'histologie et les modificalions que font subir à celle-ci les maladies de la glande, que la thyroïde n'agit pas par elle seule, mais fait partie d'un appareil conjugué assez bien défini aujourd'hui, dont les principaux facteurs sont le thymus dans le jeune âge, les glandules parathyroïdiennes de Sändstrom, la glande piluilaire et sans doute encore d’autres glandes closes.

Chacun de ces éléments, notamment la glande et les glandules, tout en se prêlant appui, a un rôle bien défini dans l'organisme, puisque leurs altérations morbides donnent lieu à des troubles différents par leurs al-

lures et leurs caractères.

I. — Glande et glandules agissent sur le système osseux, directement ou indirectement, par l'intermédiaire sans doute du système nerveux.

Celle action est prouvée par deux sortes de faits :

1° a). — Lorsque la glande est atteinte par des maladies telles que le myxœdème ou le basedowisme, on assiste à des accidents nombreux et variés, des symplômes nerveux el surtout des troubles trophiques qui atteignent les téguments, et au même titre le lissu osseux. Les troubles osseux des crétins et des basedowiens ont été bien mis en lumière.

On a prouvé que l'infantilisme est de nature dysthyrotïdienne.

La glande semble présider à la croissance générale.

mais supprimée par les recherches expérimentales, on

, — Estelle, non plus adultérée par la maladie, constate que les animaux thyroïdectomisés jeunes gardent la même taille que celle qu'ils présentaient au moment de l'opération : leurs cartilages épiphysaires ne fournissent plus de tissu osseux et la formation de celui-ci s'arrête.

La radiographie, enfin démontre la longue persistance comme tels de ces cartilages. Des fractures expérimenlales ne se consolident que très tard, en présentant un cal longtemps cartilagineux, dont les différents stades ne s'effectuent que très lentement.

2° La glande agit donc par quelque chose, par uné sécrétion qu’elle fournit à l'organisme, qui manque

dans tous les cas. Cette substance bienfaisante semble

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