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lume par un mécanisme très analogue à celui de la préossification. La sécrétion interne de cette glande semble donc fonctionnellement très importante, dit M. Renaut,
dans son ‘* Trailé d’histologie pralique ”.
RÔLE PHYSIOLOGIQUE DU CORPS THYROÏDE. — Dans ce travail, qui a pour but de montrer l'action de la thyroïodine, c'est-à-dire de la glande sur le tissu osseux, un exposé de la physiologie de celle-ci semblera peut-être déplacé. Mais on verra qu'elle peut, malgré tout, avoir son utilité, car l'action du corps thyroïde sur le système osseux est fort complexe.
Il est donc nécessaire, pour la comprendre, de reprendre toute la physiologie de la glande. — Celle-ci élant connue, nous tenterons, par la suite, de montrer que la thyroïde agit, d'une part, directement sur le issu osseux, et indirectement aussi, par l'intermédiaire du système nerveux, de la circulation en général, et de la nutrition.
Nous ne citerons que pour mémoire les diverses théories qui ont eu cours avant que l'on arrivât aux idées actuelles. Les idées que lon s'est faites du rôle du corps thyroïde ont été fort diverses et peuvent se ramener à trois théories bien différentes :
a) Théories mécaniques. — Sappey en fit le centre de rétablissement circulatoire entre les carotides et les sousclavières.
Barkow alla encore plus loin dans ce sens et fut critiqué par Henle et Hyrtl.
Magnien en fit un régulateur de la circulation cérébrale
pendant là vie embryonnaire.
Guyon erut qu'il est une cause d'anémie cérébrale par compression carolidienne.
Rush, Waldeyer voient dans l'accumulation du sang dans la glande, la cause de cette anémie. Waldever crut aussi y voir un régulateur de la circulation cérébrale.
Schrager, Liebermeister en font au contraire un préventif de l'anémie cérébrale.
Mais l'attention fut bientôt attirée sur le rôle physiogique de la glande, rôle qui fut vile apprécié à la suite des interventions chirurgicales. Nous rappellerons les principales d’entre celles-ci, sans vouloir insister sur ce sujet qui est un peu loin de la question envisagée dans notre travail.
b. Théories physiologiques. — On appuie d'abord sur les effets de la thyroïdectomie et Schiff en 1859-1881, indique que cette opération est mortelle chez le chien.
Reverdin en 1882, Kocher en 1883, Horsley en 1885. Rapp opérant sur la chèvre, Munk sur le pore, émettent les mêmes conclusions que celles qu'avait faites Horsley sur le singe. Les expériences de Allara sur les poules, de Ewald et Rockwell sur les pigeons restent sans résullats, de même d’ailleurs, que celles de Schiff et Philippeaux sur les rats blancs, et celles de Colzi, Rogowitsch, Albertoni et Tizzoni.
Horsley constate que la thyroïdectomie incertaine ou nulle dans ses effets cachectiques sur les oiseaux, les rongeurs, les solipèdes et les ruminants, est modérée chez l'homme et le singe, aiguë chez les carnivores.
Enfin, l'on fit des tentatives de greffes de corps thyroïdes de mouton, entre les mains de Richer, Kircher.
Mecklen, Waltner. Bellencourt, Ser rano.