CHAPITRE XIIÎ
Beaucoup de vers ont été composés en la mémoire de La Tour, tous d'une poésie banale et complimenteuse.
« Admirez jusqu'cù l'art atteint :
» La Tour e.-t gravé comme il peint , »
s'écrie le chanoine Mongenot. Les versificateurs de métier n'étaient pas plus fms que le chanoine.
Le sieur Pesselier, le faiseur ordinaire de petits vers pour les graveurs, a dit aussi de La Tour :
« Tandis que spectateur de ce vaste univers, î II a sur nos défauts des yeux de Démocriîe, t De ses fameux crayons les chefs-d'œuvre divers, I Changent tous ses rivanx en auîasit dllt^roc'iîes. »
Le chanoine Duplaqueî a composé une longue épitaphe, trop longue , qui ne dit rien à l'esprit»
La ville de Saint-Quenlin se propose d'élever une slatue au pastelliste.
Cinq lignes de Diderot résument mieux le peintre que les poésies des faiseurs de vers , les épitaplies de chanoine et la statue qu'on se propose de lui élever. Ce sont ces cinq lignes qu'il faudrait écrire sur son tombeau :
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