‹ De La Toux Dans La Tuberculose Pulmonaire Chronique Ses Complications Essai De Traitement SymptomatiqueChapitre 19 sur 37 · ENS · texte numérisé non relu

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plus. Produite sans presque aucun ellort et comme naturellement, elle s'échappe pour ainsi dire de la poitrine par un petit mouvement convulsif, sans que le malade s'en aperçoive. La persistance et la répétition de la toux attirent seules attention. Les malades se plaignent plutôt d'un chatouillement, d’un grattement agacant de la gorge, que Guéneau de Muny traitait de sensation réflexe traduisant l'atteinte du poumon, de même qu'une douleur au niveau du genou peut révéler un début de coxalgie. D'ailleurs, les malades mettent leur toux sur le compte d’un catarrhe laryngé banal et ne s’en inquiètent pas autrement. Cette toux sèche, brève, peut s'expliquer de plusieurs façons : elle peut être due soit à l’irritation du parenchyme pulmonaire par l'apparition des premiers tubercules (Morton), soit à l'excitation réflexe de la muqueuse laryngée. L'examen laryngoscopique du larynx ne révèle en effet, le plus -ouvent, aucun lésion bacillaire; la muqueuse est simplement rouge et légèrement vernissée. Parfois cependant il permettra de déceler, au niveau des cordes vocales, la présence d’une ou plusieurs petites granulations, qui jouent le rôle de corps étrangers et qui, ne pouvant être expulsées, provoquent une toux rebelle et fréquente.

2° Tantôt la toux est pénible, franchement quinteuse, s’accompagnant d'efforts violents et parfois d’une légère expecto- 1ation muquéuse, et pouvant amener par sa violence des troubles circulatoires, de la congestion de la face, des sueurs, des vomissements alimentaires quand elle survient après les repas, et enfin soit un simple éblouissement, soit un véritable vertige avec menace de chute, qui oblige les malades à s’appuyer contre les objets voisins et à s'asseoir. Lesieur et Thévenot ont récemment insisté sur cette toux vertigineuse et lui reconnaissent une réelle valeur séméiologique. Ces caractères de ténacité et d’acuité des quintes doivent être imputés, soit à la présence d’un petit tubercule au niveau de la bifurcation des bronches ou de l’espace inter-aryténoïdien, zones tussigènes par excellence, soit à la compression du tronc du pneumogastrique par de gros ganglions, soit encore à un état névropathique spécial du sujet.

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