‹ De La Toux Dans La Tuberculose Pulmonaire Chronique Ses Complications Essai De Traitement SymptomatiqueChapitre 21 sur 37 · OUT · texte numérisé non relu

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éloignés. Elle augmente d'intensité vers le soir; elle ne trouble qu'exceptionnellement le sommeil, et elle réapparaît dès le réveil.

Elle est exagérée par la course, la marche, la fatigue vocale, le chant, le cri, l'absorption de liquides irritants, les changements de température, le vent. Parfois elle accompagne l'accès de fièvre, qu'il soit vespéral ou matutinal comme dans le type inverse, si souvent remarqué dans la tuberculose. Chez les femmes, elle est particulièrement fréquente et tenace dans la période qui précède les règles. Souvent, pendant la saison chaude, elle peut disparaître complètement pour réapparaître dès les premiers froids.

Périone p'érar. — De sèche qu'elle était à la période précédente, la toux devient humide, plus profonde et plus quinteuse. Elle paraît moins pénible au malade qui la supporte mieux. Au début de cette phase on observe les deux sortes de toux : la toux sèche et la toux grasse. « Il y a à la fois, a dit Peter, toux sèche provoquée par les granulations récentes, et toux humide engendrée par l’inflammation bronchique et plumonaire autour des granulations plus anciennes. » L’expectoration est alors composée de salive mousseuse et visqueuse avec quelques stries purulentes. Elle traduit la concomitance de la bronchite tuberculeuse et du commencement de caséification des tubercules conglomérés. On y décèle, habituellement, le bacille de Koch. C’est à la plus ou moins grande viscosité des crachats que la toux doit d’être plus ou moins quinteuse et prolongée. Bientôt l'expectoration prendra son type caractéristique, les crachats deviendront nummulaires, déchiquetés, de coloration verdâtre. | “L'augmentation de fréquence de la toux, à cette période, tient à la sécrétion bronchique, qui titille la muqueuse des ca: naux bronchiques, de la trachée et du larynx, et qui rend presque constante l'impression périphérique, cause de la toux. Son intensité est d’ailleurs très variable, et un grand nombre de causes la modifient : un tubereuleux chronique, en cure, non surmené, restant dans un air pur, sans fumée, sans tabac, et

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éduqué, tousse très peu, seulement pour cracher; le cheminement, puis l'expulsion d’un crachat lui demandent juste quelques coups de glotte. Les surmenés, ceux qui séjournent dans des pièces mal aérées, surchaullées, et qui fument et causent trop, toussent davantage.

Cette toux grasse est surtout fréquente dans la première moitié de la nuit et le matin au réveil. Cette augmentation de fréquence de la toux au commencement du sommeil a reçu diverses explications. Hérard, Cornil et Hanot l’attribuent à l’exagération de l’excitabilité réflexe, qui accompagne la période préparatoire du sommeil. Pour Chappel elle serait due au changement de position du corps, qui étale les mucosités bronchiques sur des muqueuses non habituées à leur contact. L’augmentation de fréquence le matin tient à l’accumulation des crachats dans les voies aériennes pendant la nuit.

A cette période, la toux peut devenir coqueluchoïde : on attribue ce phénomène à une compression du pneumogastrique ou des récurrents par des ganglions bronchiques hypertrophiés. Cette toux de compression présenterait, pour Grancher et Hutinel, deux types nettement tranchés : tantôt sèche, coqueluchoïde, sonore; tantôt voilée, rappelant la toux des emphysémateux. |

Les formes franchement évolutives, à tendance caséeuse, sont souvent compliquées d’une toux quinteuse que réveille toute introduction d'aliments dans l'estomac; bien souvent ce n’est que le vomissement, expulsant la totalité du dernier repas, qui met fin à la quinte; la toux gastrique est alors devenue émétisante.

PÉRIODE TERMINALE. — Arrivé à ce stade ultime de la maladie, le tuberculeux parfois tousse moins. Cette diminution de fréquence vient de ce que les extrémités nerveuses sont détruites, en même temps que les tissus qui les environnaient, et de ce que l’éréthisme nerveux du début a en partie disparu. Cette toux est grasse, s’accompagnant d’une expectoration muco-purulente abondante. Elle présente son maximum d'intensité le matin, au réveil; cela tient à l'accumulation,

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