CH^O
(:*Hi60 8gr.
C^Hi80 7gr. à 7gr. 50
à rétat de dilution 7gr. 75 1 gr. àlgr.25 4 gr 3gr. 75 lgr.85 1 gr.50 àlgr.eO
7gr.
5gr.75à6gr.l5
5gr.
3gr.70à3gr.80 Sgr.SO à9gr.
Dujardin-Beaumetz et Audigé ont donc établie que tous les « alcools, soit qu'ils appartiennent à la série monoatomi- « que, soit aux séries polyatomiques, sont doués de propri- « étés toxiques et ils ont formulé cette autre conclusion (1) « que pour les alcools ayant la même origine l'action « toxique est d'autant plus intense que leurs formules « atomiques sont plus élevées ».
D'un autre côté, Rabuteau a ainsi établi l'échelle de toxicité.
Alcool éthylique ébuUition à 78» inoffensif à closes
modérées.
— iso-propylique — à 85o peu actif.
— propylique — à 97<» bien plus actif.
— butylique secondaire — à 109* toxique.
— butylique normal... — àll6%9 plus toxique.
— amylique secondaire — à 120° bien plus toxique.
— amylique ordinaire. — à 132*> très toxique.
(1) L'alcool méthylique faisait exception à la règle, mais actuellement cette exception n'existe plus et cette conclusion devient une
Il résulte de ce tableau que la toxicité des alcools croît avec leur température d'ébullitioii, et c'est l'élévation de celle-ci qui a valu aux alcools qui ont un point d'ébullition supérieur à celui de l'alcool éthylique le nom d'a/cools supérieurs ; il en résulte encore que la série des alcools supérieurs est principalement celle qui contient les produits dont la toxicité est la plus grande.
Au même point de vue, c'est-à-dire à celui de l'action nocive croissante, MM. Dujardin-Beaumetz et Audigé ont ainsi classé les eaux-de-vie et alcools du commerce ;
. ^ j . j I Qui renferment presque exclusivement 1° Eaux-de-vie de j
{ de ralcool éthylique, lorsqu'elles sont convm , ^ -H ♦ M
' venablement distillées.
2° Eaux-de-vie de [
W^^^ 1 Qui doivent leur puissance toxique supé-
3*» Eaux-de-vie de / rieure à la présence des alcools propylique,
marc de raisins 1 œnanthylique et caprylique.
etde cidre [
4** Eaux-de-vie de I
grains I
5° Eaux-de-vie de I ^"' ^^""^ ^""^^ nocives, parce qu'elles ren-
betterave et de { ^®^"^®^^ ^^^ alcools propylique, butylique
mélasse de bot- i"^^^^^*^"^-
lerave
6* Eaux-de-vie de pomme de terro.
Les plus toxiques, parce qu'elles contiennent en proportion variable des huiles essentielles composées d'alcools bulylique et amylique.
véritable loi générale ; c'est ce qui ressort des recherches de M. Joffroy exposées plus loin (Voir Chapitre III).
L'analyse chimique décèle dans la plupart de ces hoissonsalcooliques la présence des substances dont nous parlions plus haut : alcools supérieurs, éthers, aldéhydes, furfurol, etc. Le taux de ces impuretés par rapporta la teneur en alcool des eaux-de-vie, rhum, kirsch, etc., est minime (1) et selon MM. Riche, Depaire, etc. ne dépasse pas généralement 2 grammes par litre,cependantil peut parfois atteindre 3 et 4 grammes et exceptionnellement 5 et 6 grammes. L'analyse suivante faite par M. Riche, indique le chiffre moyen d'impuretés qu'on rencontre dans les eaux-de-vie de consommation.
Eau^de-vie de Saiat^Germaia-de^Lusignan [Charente-Inférieure)
Extrait
Aciditédirecte
Acidité après
distillation
Ethers Aldéhydes Furfurol Alcools supérieurs
Somme
Réc«Ue de 1872
Titre trouvé^ 46.1
Résijltats rapportes à 1 1.
d'alcool à 50°
2 gr.740
"igr. 185~
2 gr.973
1 gr..285
Récolte de 1894
Titre trouvé 64.6
gr
3gr.386
Résultats rapportés à 1 1.
d'alcool à 39»
Dans cette eatt*de-vie de dioix, les iinfwrôtés (éthers,' aldéhydes^ alcools) n'atteignent pas "Z gr. par litre.
(1) Gôttenotftmetttrèstinpottaflteetmmsylîie^?^ ment d'une manière plus ottfiï)lè«ii, {^<^t OiDij^lare IV*)
Les résultais précédents ont été obtenus sur des produits naturels ; voici maintenant quelle est l'opinion de M. Daremberg au sujet des produits d'industrie.
« Toutes les analyses démontrent, dit cet auteur (1), « que les eaux-de-vie fabriquées en totalité ou en par- « tie avec des alcools d'industrie, contiennent moins d'im- « puretés dangereuses que les alcools de vin aulhenti- « ques. Toutes les eaux-de-vie de vin contiennent des « doses de furfurol variant de 16 à 71 cent millièmes. Or « sur trente -deux cognacs artificiels prélevés dans la « consommation parisienne, cinq seulement contenaient « plus de furfurol que les vieux « cognacs ou armagnacs « naturels, tandis que vingt-sept en contenaient moins.
« Les eaux-de-vie de vin renferment plus d'alcools su- « périeurs que les eaux-de-vie fabriquées en totalité ou « en partie avec des alcools d'industrie. Le vieux cognac « en contient gr. 80 par litre ; Taigrefeuille vieux (Cha- « rente) 1 gr. 03; l'armagnac de trois ans, Ogr. 81, et « l'armagnac jeune, 1 gr. 42, Teau-de-vie de Surgères, « 1 gr. 80. Or, sur trente - deux analyses d'eaux-de-vie « parisiennes plus ou moins artificielles, une seule indi- « que un pareil chiffre d'alcools supérieurs : gr. 94. « Les trente et unes autres analyses donnent des doses « d'alcools supérieurs, inférieures. à gr. 80.
Quôlqueis analyses détaillées compléteront cette démonstration :
(i) Daremberg. Archives dis médecine expérimentale, pages7S8- 729. 18«^, T. VII.