‹ De la trachéotomie d'urgence dans les accidents graves de l'anesthésieChapitre 12 sur 19 · SET TRES · texte numérisé non relu

SET TRES

doivent cesser péndant les tractions de la langue et réci proquement, on laisse aller la langue pendant la compression du thorax et de l’abdomen.

« Ces soins immédiats doivent être appliqués au moins durant 15 minutes, pendant lesquelles ont fait, dans la limite des moyens dont on dispose, réchauffer le patient. »

M. Laborde explique ainsi le mécanisme physiologique de sa méthode:

Les tractions agissent par excitation du centre bulbomyélique au moyen des nerfs sensibles qu’elles intéressent, et notamment les laryngés supérieurs, et les expansions terminales trachéo-bronchiques des pneumogastriques. Successivement les nerfs glossopharyngien et lingual. Répercussion réflexe sur les nerfs moteurs respiratoires, en particulier sur le phrénique: d’où le réveil des mouvements du diaphragme, et par eux de la fonction respira— toire *.

C’est bien en effet sur le diaphragme que se porte l’action principale, et quand les manœuvres doivent être sui vies de succès, les premiers mouvements de la respiration apparaissent aux creux épigastrique.

Le procédé paraît excellent, Les communications abondent de toutes parts, de France et de l’étranger, mentionnant des succès obtenus alors qu’en désespoir de ceux, après avoir tenté tous les moyens, on était prêt à se déclarer vaincu. Il réussit pour tous les cas de mort apparente, les accidents par noyade, strangulation. Asphyxie par les vapeurs de charbon ou les gaz méphitiques (or dans cette

1 Laborde, Union médicale, juillet 1893.

ADS classe rentrent les accidents de l’anesthésie) les foudroyés, les enfants ne présentant plus signe de vie après un accouchement laborieux, etc., ete. Ceserait donc un procédé de choix. M. Laborde à une telle confiance en lui qu’il voudrait faire de sa non-réussite un signe de la mort réelle,

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