‹ De la trachéotomie d'urgence dans les accidents graves de l'anesthésieChapitre 4 sur 19 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les moyens employés pour conjurer les accidents graves de l’anesthésie chirurgicale : syncope cardiaque, troubles ou arrêt de la respiration, sont nombreux, et ont pu, dans maintes circonstances, rendre des services, rappeler à la vie des malades en état de mort plus ou moins apparente; mais il est tel cas où les manœuvres généralement conseillées et bien connues sont cependant insuffisantes ; chaque année, un certain nombre de malades, nombre qu'il ne nous est pas permis d’aporécier, par suite du défaut de publication de ces cas de mort, succombent, surtout avec la chioroformisation, pendant l’anesthésie chirurgicale. Nous avons entendu plusieurs fois notre vénéré maitre, M.le professeur Poncet, parler de l'utilité, en pareille occurrence, d’une érachéotomie hätivement et rapidement pratiquée.

Cette opération, d'urgence au premier chef, n’a été jusqu'ici l’objet d’aucun travail, à en juger par linventaire complet et infructueux que nous avons pu faire dans la

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littérature chirurgicale, relativement aux accidents de l’anesthésie, et aux moyens employés pour les combattre. Nous pourrions même ajouter que cette opération n’a été formellement conseillée nulle part, pour les accidents graves de l’anesthésie. En dehors des observations de M. le professeur Poncet, nous n’avons, en effet, à mentionner que la relation, très complète, il est vrai, d’une trachéoto mie pratiquée par M. Howse, chirurgien anglais de Guy’s Hospital, parue dans le British medical Journal, 1878, et que nous reproduisons d’ailleurs ir extenso.

M. le professeur Poncet nous a engagé à étudier, dans notre thèse maugurale, les indications et les avantages de cette opération, qui lui avait permis de ranimer des sujets, chez lesquels les autres moyens habituellement employés, avaient échoué.

Dans un premier chapitre, nous exposons brièvement les accidents cardiaques, respiratoires et autres, qui peuvent, pendant l’anesthésie, entraîner la mort rapide : nous étudions leur mécanisme physiologique, les circonstanees dans lesquelles ils se présentent, circonstances variables : avec l’agent employé et le siège de l'opération qui nécessite l’anesthésie.

Le deuxième chapitre est un exposé des divers moyens ou manœuvres, habituellement mis en usage, pour ramener à la vie les anesthésiés en état de mort apparente, De toutes ces manœuvres, la plus efficace est la respiration artificielle, que la trachéotomie a pour but de rendre, dans des cas déterminés, possible, et toujours, certainement plus facile, au point de vue du résultat cherché : la péné tration prompte et renouvelée d’une certaine quantité d’air

dans l'arbre respiratoire.

Le troisième chapitre vise les indications de la trachéotomie, son mode d’action, etc.

Enfin, dans un dernier chapitre, nous publions les observations sur lesquelles repose notre travail. Elles se rapportent, pour la plupart, à des accidents survenus pendant l’éthérisation ; mais, le mécanisme de ces derniers, sauf la gravité moindre que pour les accidents du chloroforme, étant le même pour les anesthésiques généraux, nous croyons pouvoir étendre nos conclusions à tous les agents de l’anesthésie chirurgicale.

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