‹ De La Traction Manuelle Par Les Lacs: Dans Les Applications De Forceps (Traction Sur Les Deux Lacs, Traction Unilatérale)Chapitre 11 sur 107 · RAT · texte numérisé non relu

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Il nous reste à montrer une dernière application de l'insertion au centre de figure.

C’est encoreà M.Fochier (2) que nous devons d'en connaître l'existence, et nous n’en n'avons trouvé mention nulle part ailleurs.

Il s’agit de la fixation d’un maximum de traction compatible avec la survie de l'enfant. Cette fixation est impossible tant qu'on ne fait pas des applications de forceps comparables entre elles et qu'on n'a pas de données permettant d'apprécier l'effort utile. Lorsqu'on ne tire pas dans l’axe et que la force n’est pas insérée au centre de figure, ces données manquent absolument; comment savoir, en effet, quelle portion de Ia force sert à faire descendre la tête, quelle autre presse contre les pubis ou fait subir au système céphalique une rotation transversale? Lorsqu'on se place, au contraire, dans notre hypothèse, celle où des lacs sont insérés au centre de figure, l'effort utile peut être déterminé, dans tous les cas, d’après les considérations suivantes.

« Dans ces conditions (lorsque la force est représentée par des lacs tirant sur le centre de figure et dirigés le plus possible en arrière au détriment des commissures postérieures de la vulve), la direction de la force, fait avec l'angle du détroit supérieur, un angle variable, évidemment, suivant la longueur du périnée et suivant la hauteur du sacrum, mais ces variations sont comprises dans des limites pratiquement négligeables, lorsqu'on en vient à calculer

ta) die

Lao 0 l'eflort utilisé d'après les considérations suivantes,

qui ne sont valables, je le répète, qu'autant que la traction est attachée au centre de figure.

Dans ces conditions, la tête étant au détroit supérieur, on peut représenter la traction par la ligne GT (Varie 3YGet considérenmcettentricuionicenme décomposée suivant deux directions, d'après la loi du parallélogramme des forces, une des composantes, P, perpendiculaire au pubis,aura un effet nuisible, celui d'augmenter le frottement de la tête sur le pubis, mais aussi un effet utile, celui de concourir à la réduction du diamètre de la tête en rapport avec le sacro-pubien de la mère. L'autre composante, F, dirigée perpendiculairement à la première, suivant

l’axe du détroit supérieur, produira l'effet utile, l'effet nécessaire, l'engagement de la tête. Or, il est facile de voir qu’on a :

ASUS FN PA cosnus a

c'est-à-dire que la force utile est proportionnelle au cosinus de langle que fait la traction avec l’axe du détroit supérieur et que la force utile et la force perdue ou nuisible sont entre elles comme le cosinus et le sinus de cet angle. Si l'angle reste le‘ même dans les différentes applications de forceps, la force utile ne dépendra que de la valeur numérique de la traction et en sera une fraction constante.

Cette proportionnalité exclusive nous permet de dire que, avec l’attache mobile au centre de figure, on peut chercher un maximum qu'il serait impossible de fixer avec autre mode d'application de la traction, à moins que cette traction fût exercée très rigoureusement suivant l'axe des résistances, je ne dis pas suivant l'axe anatomique.)

Onvoit, parlesconsidérations quiprécèdent, de quel progrès considérable Chassagny fut l’auteur lorsqu'il montra quelle importance avait, dans les tractions du forceps, l'insertion des lacs au niveau du centre de figure.

Cette importance paraît cependant avoir échappé à M. Demelin, lequel, dans le mémoire auquel nous avons fait déjà allusion déclare que son opinion, sur ce point, n'est pas conforme à celle de Chassa-

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D'après M. Demelin, « quand la tête est articulée avec le tronc par l'intermédiaire de la colonne cervicale, les données du problème changent. Ce n'est plus, semble-t-il, Iecentredefigure géométriquement considéré qui intéresse; ce n'est plus par ce point abstrait que doit passer le diamètre céphalique aux extrémités duquel s'adapte la force de traction la plus propre à respecter la mobilité du système. Le véritable centre de mobilité réside, à mon sens, au niveau de l'articulation de l'occipital avec la colonne cervicale. C’est à lui qu'idéalement devrait s'attacher la force de traction pour conserver toute la mobilité théorique désirable ».

Mais M. Demelin ne s’attarde pas à ce reproche. Sans compter qu’il n’est nullement prouvé que le véritable centre de mobilité de Ja tête ne soit pas au centre de figure (il est facile, à cause de la souplesse de la colonne cervicale, defaire exécuter des mouvements à la tête, autour dececentre) sans compter donc que cela n'est nullement prouvé, il est bien évident que l'insertion de la force au niveau du centre de la tête, tout près de l'articulation, n'est pas pour entraver notablement la mobilité du système.

M. Demelin, a contrel'insertion au centre de figure unautre grief: c'est que cecentre étantsitué en avant du centre dit de mobilité, la traction tendra à produire de la déflexion. Théoriquement, cela n° saurait se nier. Pratiquement, cette tendance à la déflexion ne cessera d'être négligeable que lorsque l'axe des cuillers ne coïncidera pas avec le grand axe cép halique et que la tête sera déjà plus ou moins dé-

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