‹ De La Traction Manuelle Par Les Lacs: Dans Les Applications De Forceps (Traction Sur Les Deux Lacs, Traction Unilatérale)Chapitre 12 sur 107 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

fléchie, sinon la traction tendra surtout à entraîner la tête et les résistances la maintiendront à un degré de flexion suffisant.

Mais admettons un instant l'hypothèse de M. Demelin.Comment celui-ci va-t-il nous tirer d’embarras ? « La forme imposée à l'ellipse de préhension par la nécessité d’une prise solide s'oppose à réaliser l'insertion au centre de mobilité, nous sommes donc obligés de nous contenter d’un à peu près, et le point d'attache le meilleur est celui qui, tout en étant situé sur le grand axe de l’ovoide céphalique ou sur son prolongement, est à la fois le plus proche du système céphalo-instrumental, mais sur un point périphérique de ce système ». Et toute cette argumentation aboutit à l'insertion de la force tractante, telle que l'avait déterminée Tarnier, en un point situé à peine moins en avant du centre de mobilité que le centre defigure.

Est-ce là une raison suffisante pour renoncer aux nombreux avantages que nous avons reconnu appartenir en propre aux systèmes qui s'inspirent du principe de Chassagny ?

Au surplus, l’on ne peut se défendre de supposer que si M. Demelinet d’autres refusent de reconnaitre la vérité de ce principe,c’est parce quesa réalisation ne se sépare guère de l'emploi des lacs et semble tout à fait incompatible avec les tiges rigides auxquelles s'adapte nécessairement un tracteur courbe, comme celui de Tarnier.

L'insertion au centre de figure est presque fatalement sacrifiée lorsqu’on veut ou qu'on s’imagine tirer rigoureusement dans l'axe.

ot A

CGT

Il nous est facile de voir, maintenant, en nous conformant au plan que nous avons adopté, dans quelle mesure les différents systèmes de traction, et les lacs en particulier, réalisent les propositions que nous venons d'établir dans ce paragraphe.

Les tractions sur les manches du forceps nous apparaissent, de prime abord, à ce point de vue, si défectueuses qu'il est inutile d'y insister.

Quant aux différents tracteurs, système Tarnier,il faut établir entre eux une distinction.

Dans le premier modèle de Tarnier, celui qui, du reste, est maintenant seul adopté, les tiges de traction sont mobiles seulement dans le sens vertical. La rotation de la tête autour d’un axe vertical n'est pas du tout assurée.

Plus tard, répondant aux critiques de M. le professeur Fochier, Tarnier fit construire un forceps où la tête était presque libre de tourner sur un quelconque de ses axes. « Du reste, ajoutait-il, je réaliserais bien facilement ce desideratum, soit au moyen d'un lacs interposé entre l'extrémité de mes tiges de traction et ma poignée transversale, soit par une pièce métallique qui remplacerait ce lacs et qui pivoterait dans l’axe de l'instrument, tout en reliant solidement cestiges à cette poignée. »

Enfin, Demelin s'est préoccupé, dans son nouveau forceps, de rendre les tiges de traction mobiles dans tous les sens.

Malheureusement, tous ces systèmes sont privés de l'insertion au centre de figure et, par conséquent,

EATUREE deviennent défectueux, lorsque, ce qui arrive le plus souvent, on ne tire plus dans l’axe.

Les lacs, au contraire :

19 Représentent l'idéal de la souplesse pour les tiges tractantes. « En se tendant sous l'influence de la traction, ils laissent toute indépendance au système constitué par la tête coiffée de l’ellipse instrumentale (1). » Donc, mobilité parfaite de la tête.

20 L'insertion au niveau du centre de figure, tout en donnant à la tête une parfaite mobilité, représente en quelque sorte la correction de l'excentricité des tractions et fait que cette excentricité n’impose au système céphalo-instrumental aucun mouvement dangereux pour la tête oucompromettant la descente.

30 Cette insertion permet de déterminer la fraction de l'effort qui estemployée pour la descente de la tête et ainsi,en faisant que les tractions sont comparables entre elles, de fixer un maximum de force compatible avec la survie de l'enfant.

4° La critique de M. Demelin, relative à la situahocédumcentrende foureïen avant du centre de mobilité, est le plus souvent exagérée. En tout cas, il n'y est nullement remédié par l'insertion de la force, telle que la propose M. Demelin.

Paragraphe 3.— De l'inopportunité de la iraction faite conformément aux principes précédents, et

spécialement de la traction sur les lacs au moment

(1) DEMELIN, Loc. cit.

PNE E du passage de la tête au détroit inférieur et du dégagement.

Nous avons dit, au début de ce chapitre, que, suivant la remarque de M. le professeur Fochier, il n'était pas toujours utile de se conformer aux règles générales de la traction suivant l'axe et de Ia mobilité de la tête. Dans la descente normale, cette dérogation devient nécessaire au dernier temps, celui où se fait le dégagement de la tête.

Sabatier a démontré que ce dégagement se fait, en réalité, au travers d’un orifice vulvaire, situé, en réalité, sur la paroi antérieure du bassin. L’axe de cet orifice est dirigé plus en haut que l’axe du détroit inférieur. Ceci tient à la présence du plan périnéal quirtend, ens réalité, à repoussenlartète Contredle pubis ; en tirant dans l’axe, on tirerait donc, en réalité, sur le périnée, qu'on courrait grand risque de déchirer.

De plus, il est bon de remarquer. ainsi que le fait M. le prof. Fochier, « que la force naturelle est toujours dirigée suivant l’axe du détroit supérieur, alors même que la tête est à la vulve, et, comme M. Tarnier insiste sur les tractions suivant l'axe au détroit inférieur et à la vulve, il est opportun de dire que ces tractions suivant l’axe ont pour effet, à ce niveau, d'engager la circonférence occipito-frontale, au lieu de la sous-occipito bregmatique qui s'engage naturellement par le mouvement d’extension survenant après la descente poussée au maximum. Ce mouvement d'extension si favorable, c'est celui qu’on

Page 1