Béhier. Arch. génér. de médecine
Mere
a surtout été poussée très loin par James Paget (1) qu dit : « Parmi les cancers mélaniques qui siègent sous la peau, plus de la moitié ont des relations étroites avec les nœvi. Il ÿ a donc dans cette affection congénitale une prédisposition au développement des tumeurs, sans qu'on puisse préciser cependant la nature du processus ». Plus loin 1l ajoute : « Si un malade présente une tumeur déveveloppée soit sur un nœvus soit au-dessous, il faut penser au cancer mélanique ».
Pemberton (2), bien qu'il n’eût pas connaissance des observations publiées avant lui, telles que celles de Cœlen (1), de H. W. Berend (3), de Troltsch (4), compte pourtant que sur trente-quatre cas de mélanose de la peau et du tissu sous-cutané, quinze provenaient de nœævi ou de verrues congénitales ou de leur voisinage.
Puis vinrent les observations de Dolman (5), de Thompson (6), de Bryant (7), de Bruns (8), de Bill-
1. James Pagel. Lectures on surgicale pathology. 1863, vol. IT. p. 490. Medical Times and Gazetle, 1864, t. I.
2, Pemberton. Obs. on the Hist., Pathal. and Treal. of cance rous diseases. Part. I. Mélanosis. Londres, 1858.