‹ De la Transformation Maligne des NœviChapitre 25 sur 35 · EM · texte numérisé non relu

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qui, souvent, pourra se faire dans de très bonnes conditions. « Les verrues charnues colorées.dit Virchow, aussi bien que les incolores, deviennent le siège de sensations particulières dé piqûre de morsure, ou d’ardeur, en même temps que de rougeur et de chaleur, et si le nœvus, est très étendu, le siège de secrétions spéciales (1).

En tout cas, leur développement ultérieur, plus malin, est ordinairement précédé d’une démangeaison, d’un picotement ou d’une cuisson qui pousse les malades à frotter ou à gratter la partie malade, quelquefoisjusqu’à se faire saigner et s’y donner une érosion. À ce moment de la croissance, on trouve une prolifération nucléaire et cellulaire très étendue qui suit l’arrangement préexistant des éléments et reproduitquelquefois très exactement les lonques traînées ou le réseau des corpuscules du tissu connectif ».

Paget écrit que lorsque la dégénérescence doit se faire, tantôt l’augmentation se fait en surface : la tache alors s'étendet se surélève ; tantôt il n’y pas d'exténsion en surface mais le développement se fait en champignon pouvant être sessile ôu pédiculé.

Quoi qu’il en soit du processus du début, le fait pour un nœvus d’être intact ou ulcéré n’est pas sans influer sur le développement ultérieur de la tumeur qui s’y est installée.

Si le nœvus est intact, la tumeur s’accroît lentement et

des années peuvent s’écouler avant que l’ensemble du

1. Dumoulin. Bull. de la Facullé él de la Société de med. 1810.

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= + — nœvus ait subi la dégénérescence. Si, au contraire, la surface du nœvus s’est ulcéré', le développement est plus rapide et les tissus sains avoisinants sont plus vite envahis. Le pronostic doit donc varier suivant que l’on se trouve en présence de l’un où de l’autre de ces déux pro: cessus. |

L'aspect du nœvus ainsi transformé est variable à l’infini.

La coloration est généralement noire, tirant plus ou moins sur le bleu ou sur le violet. Quelquefois cepéndant, la tumeur n’a rien qui la distingue des autres tumeurs cutanées.

Le volume est également très variable, On peut s’en

convaincre en lisant les observations. Celle de Capitan(1) a trait à un épithéliome de la nuque, gigantesque, ayant vingt-trois eentimètres de diamètre,

La forme de la tumeur n’obéit à aucune règle fixe. Tantôt c’est une plaque légèrement surêlevée; tantôt c'est une véritable tumeur, pouvant être séssilé où pédiculée. Celle de notre seconde observationavait la forme typique d’un gros champignon rattaché à la beau par un pédicule court et gros. Tantôt. enfin, le mälade se présénte au moment où le néoplasme a déjà ravagé les tissus sous-jacents et l’on se trouve alors en présence d'une vaste cavité anfractueuse.

Tout au début, la tumeur est purement cutanée et

n’offre aucune connexion avec les plans profonds. Plus

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