‹ De la transmission intra-utérine de certaines maladies infectieusesChapitre 30 sur 54 · LENS · texte numérisé non relu

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reille matière, et pour les rendre aussi efficaces que possible, nous ne nous sommes pas contenté d’inoculer seulement de petits fragments du foie, de la rate ou des autres viscères du fœtus ; nous injections dans le péritoine de chaque cobaye une bouillie faite avec le foie tout entier, la rate entière, un morceau de poumon et en outre le sang du cœur du fœtus. Nous étions ainsi assuré d’inoculer les agents virulents contenus dans ces organes, même s'ils devaient s'y trouver extrêmement clairsemés et en quelque sorte à l’état d'unité. Nous avons surtout tenu à inoculer la masse entière du foie, d’une part parce que recevant la veine ombilicale, il se trouve le premier sur la voie du sang venant du placenta et qu'il doit ainsi retenir tout d’abord les microbes que ce sang pourrait charrier. » On voit donc que M. Sanchez-Tolédo a apporté les soins les plus minutieux dans ses expériences et a pris des précautions extrêmes; malgré cela le résultat a été « constamment négatif. » Et, dit-il, « ces expériences ne sauraient rien enlever à la valhdité des faits cliniques dans lesquels l'existence d’une tuberculose congénitale a élé rigoureusement établie. Ces faits prouvent sans Conteste que le passage du bacille de la tuberculose de la mère au fœtus est possible ; mais la rareté même de ces cas prouve déjà que ce passage est tout à fait exceplionnel {1). »

M. Vignal a communiqué au dernier congrès de la

1. L'inoculation a toujours été faite, dit M. Vignal, de la même

manière, avec des produits broyés dans l’eau salée à 7 pour 100 et stérilisée,

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