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tuberculose les résultats d’une série d'expériences de grande valeur. Il inocula à des cobayes des produits provenant de nouveau-nés de mères manifestement tuberculeuses. Les animaux en expérience ont été partagés en trois groupes : le premier groupe fut inoculé avec des fragments d'organes de fœlus ou de nouveau-nés ; à un second groupe, l’inoculation fut pratiquée avec des fragments de placenta; enfin, à un troisième groupe, l'inoculalion fut faite, soit avec des crachats expectorés par les mères, soit avec des fragments de ces dernières quand elles succombaient.
« J’ai toujours eu soin, dit l’auteur, de m'entourer des précautions les plus rigoureuses pour éviter toute erreur d’expérimentation. Or, jusqu'à ce jour, tous mes résultats ont été négatifs; jamais je n’ai constaté la transmission de la tuberculose de la mère au fœtus. Tandis que les cobayes inoculés avec les organes ou les crachats des mères tuberculeuses sont morts tuberculeux, au contraire, les vingt-quatre cobayes inoculés avec les organes de fœtus, nés de ces mêmes mères et les dix-huit cobayes inoculés avec les fragments de placenta de la même origine, ont tous échappé à la tuberculose ; chez tous les résultats ont élé négatifs (1). »
En outre M. Vignal a cherché dans de nouvelles expériences, à déterminer, chez les animaux, la transmission directe de la tuberculose de la mère au fœtus. Dans ce but il pratiquait des inoculations intra-péritonéales à cinq femelles de cobayes. Les foies et les rates de 11 petits