‹ De la transmission intra-utérine de certaines maladies infectieusesChapitre 48 sur 54 · Brit. Med. Journal, 1874, p · texte numérisé non relu

Brit. Med. Journal, 1874, p

Le D' Burckhardt (1), de Bâle, fit à son tour des recherches sur la vaccination inlra-utérine. Ainsi, il inocula le virus de la clavelée à 700 brebis arrivées à la dernière période de la gestation. Les agneaux mis bas par ces brebis furent inoculés avec le même virus vers l’âge de 4 à 6 semaines et cela sans aucun succès. De même, Roloff a constaté que les agneaux engendrés par des brebis inoculées dans le cours de la gestation étaient à l’abri de la clavelée. Partant de ces faits, M. Burckhardt a institué une série de recherches pour élucider la question de savoir si le virus vaccinal se transmettait de la mère au fœtus et il a constaté que les enfants âgés de quatre semaines nés de mères vaccinées avec succès pendant le cours de la grossesse se montraient réfractaires à l’inoculation de la lymphe vaccinale. Qu'il en était de même de deux enfants dont les mères avaient été vaccinées avec un succès relatif, Llandis que les enfants de deux femmes qui avaient été revaccinées sans aucun succès furent eux-mêmes vaccinés avec un complet résultat.

Enfiu, Burckhardt a pu se convaincre que la Iymphe vaccinale introduite dans l'organisme d’une femme enceinte par la voie hypodermique, de façon à ne pas provoquer d’induration chez la mère, confère au fœtus la même immunilé que la vaccination ordinaire.

Quatre ans après le travail dont nous venons de parler, parut à Bordeaux la très intéressante thèse de M. Chambrelent qui expérimenta sur 33 femmes, deux de c?s

33 femmes avaient eu la variole, soit pendant leur gros-

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