‹ De la trichine et de la trichinoseChapitre 3 sur 12 · DESCRIPTION DE LA TRICHINE · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE LA TRICHINE

M. Davaine, en 1863, a proposé de rapprocher la trichine du genre pseudalius que Dujardin avait créé pour le ver du marsouin et qu'il avait appelé pseudalius filum. Voici les caractères de ce genre :

« Vers filiformes, très-longs relativement à leur grosseur; tête non distincte; bouche nue, Irés-petite, terminale œsophage à parois minces, membraneuses; estomac simple, sans armature; anus terminal ou presque terminal.

« Mâle : queue bifide ou bilobée avec un spicule court, formé de deux pièces lamelliformes ou foliacées réunies en V.

« Femelle : à queue tronquée ou terminée brusquement par une pointe très-courte; vulve située plus ou moins loin de l'extrémité antérieure, jamais très-près de la bouche; oviducte très-vaste, rempli d'embryons déjà formés (3).

(1) Cruveilhier, loco citato.

(2) Kœberlé, Gazette médicale de Strasbourg, 1862, p. 39.

(3) Davaino, .Mémoires de la Société do biologie, année 1863.

AvauL d'aborder la description de la trichine, il nous parait nécessaire, pour l'intelligence de notre sujet, d'émettre les quatre faits suivants :

1° Les trichines ingérées s'arrêtent dans l'intestin, y complètent leur développement, produisent de petites trichiues et meurent après.

2° Les petites trichines qui viennent de naître sont transportées par le torrent circulatoire dans tous les muscles à fibre striée (excepté dans le cœur) et jamais dans ceux à fibre lisse.

3° Arrivées dans le système musculaire, elle s'entourent d'un kyste au bout de quelque temps mais ne s'y multiplient jamais.

A0 Elles finissent par mourir si elles y restent trop longtemps; mais si elles vienneut à être ingérées par l'homme ou certains animaux, alors elles donneront naissance à leur tour à une nouvelle, génération de petites trichines, après quoi elle mourront.

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