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elles occupent toutes les dépressions formées par l'empreinte des doigts, appliqués contre elle par la chaussure.
À la bordure des placards polygonaux, l'épiderme corné, hyperplasié, forme des saillies kératosiques. Dans toute leur élendue les surfaces en contact sont singulièrement épaissies, blanches, macérées avec des fissures et des rbagades souvent douloureuses et saignantes.
Mais c'est le tableau clinique de la trichophvytie. Dans les deux cas, l'affection est essentiellement chronique. Cependant les poussées eczémateuses coïncident souvent chez les malades avee des troubles gastro-intestinaux ou des défauts d'élimination par le foie ou le rein. Le prurit est intense. L’eczéma est capable de guérison spontanée.
Le prurit est rare dans les affections trichophytiques. Les patients éprouvent de légères sensations de cuisson, de démangeaison ou de picotement.
Malgré tout, il est difficile et presque impossible de pouvoir affirmer son diagnostic.
La dysidrose est également fréquente aux pieds. Quand elle revêtune forme assez intense, son élément constitutif, la vésicule, se réunit par cohérence avec les vésicules voisines, Il se forme ainsi un soulèvement épidermique qui, après rupture, se détache en lamelles semblables aux lésions trichophytiques.
Toutefois, l'évolution de la dysidrose est différente. C'est une affection causée par la chaleur et la sueur. Le début survient à la saison chaude à la suite d'un exercice violent amenant une grande sudation. Elle disparait tous les ans chez certaines personnes ef Se manifeste toujours chez des sujets faibles et anémiés. Il existe des périodes intermédiaires de guérison spontanée et complète.
La tricophystie n'offre ; jamais cet état aigu. Elle évolue assez longtemps sans douleur et sans attirer l'attention du malade. Elle ne se produit pas à des périodes déterminées, Son existence n'est pas liée à un état général défectueux.
Au contraire, par sa chronicité, par sa durée, par son absence presque complète de démangeaison, la tricophytie interdigitale
RAp À ONE
se rapproche beaucoup de la syphilis. Le diagnostic est difficile. = Ainsi la malade de Djelaleddin Mouktar fut traitée pendant des = mois pour la vérole (Obs. I).
Le seul moyen, pour trancher le différend, est de recourir aux ‘examens de laboratoire, soit par la réaction de Wassermann pour la syphilis, soit par les préparations microscopiques des squames ou leur culture. C'est l'unique preuve de diagnostic cer- = tain que l’on puisse employer.
Un examen positif revêt une valeur absolue mais un examen à $ négatif n'élimine pas la possibilité d’une trichophytie.
— Dr ï