‹ De la tuberculisation du tube digestifChapitre 10 sur 19 · I. — ULCÉRATIONS TUBERCULEUSES DE L'ANUS · texte numérisé non relu

I. — ULCÉRATIONS TUBERCULEUSES DE L'ANUS

Il existe entre les ulcérations tuberculeuses de l'anus et celles que nous avons observées dans la cavité buccale, une certaine analogie, qui peut s'expliquer, jusqu'à un certain point, par le développement embryogénique de ces deux orifices, qui se forment tous les deux aux dépens d'un repli du feuillet fibro-cutané. On observe également à l'anus des ulcérations tuberculeuses caractérisées par la présence de tubercules envoie d'évolution; elles ne semblent pas être, ici, une première manifestation de la tuberculose; elle sont toujours secondaires. 11 ne faudrait pas confondre, cependant, avec les ulcérations auxquelles nous faisons allusion, celles que l'on pourrait appeler des ulcérations de tuberculeux, qui ne se rencontrent que chez des individus cachectiques, arrivés au dernier degré de la tuberculose généralisée, et qui ne sont, en quelque sorte, que les manifestations ultimes d'un organisme profondément délabré et dont les tissus n'ont plus aucune tendance à la réparation. La différence entre les ulcères des tuberculeux et les ulcères tuberculeux, c'est que ces derniers renferment des tubercules tandis que les premiers peuvent être simplement dus à un sphacèle tenant à l'état de débilitation générale du sujet aussi bien qu'au passage des liquides irritants et ichoreux. Nous avons reproduit

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(obs. XIV) un cas très-intéressant se. rapportant à cette variété d'ulcérations que nous avons pu étudier dans le service de M. Gouguenheim, à l'hôpital Temporaire.

Ces observations d'ulcérations tuberculeuses, proprement dites de l'anus, sont fort rares. En dehors de celle que nous publions plus loin et qui est relative à une malade que nous avons eu l'heureuse fortune d'observer dans le service de M. Besnier, nous n'avons pu en réunir que sept cas. Ils ont été publiés par MM. Péan et Malassez (4), Martineau (2), Féx-éol (3), Liouville (4), Mollière (5), et Esmarch(6). Il est possible, qu'en réalité, ces lésions soient plus fréquentes ; mais les malades, comme le fait remarquer M. Féréol, craignent d'attirer l'attention sur une lésion qui leur semble honteuse et à laquelle ils n'attachent souvent qu'une faible importance.

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