‹ De La Tuberculose Chez Les EnfantsChapitre 23 sur 30 · ENS · texte numérisé non relu

ENS

Cette cirrhose tuberculeuse se lraduit au point de vue clinique par les symptômes suivants : développement énorme de l'abdomen dont les veines dilatées se dessinent de la façon la plus nette sous la peau distendue ; ascite assez considérable; hypertrophie du foie dont le bord antérieur descend jusqu'à l'ombilic ; accidents dyspnéiques survenant par accès; cyanose, diminution de la quantité des urines et du chiffre de l’urée. Les malades présentent en outre des lésions tuberculeuses aux poumons.

Au point de vue anatomique, on constate un foie gras et scléreux offrant de nombreuses granulations tuberculeuses. La stéalose est périlobulaire, la sclérose débute par les espaces portes, et les granulations tuberculeuses y sont également localisées.

Cette hépatite tuberculeuse a beaucoup d’analogies avec la cirrhose graisseuse de l'adulte; elle en diffère par la lenteur de son évolution et l'absence de phénomènes généraux graves.

L'histoire de ces hépatites tuberculeuses n’est pas encore complète, parce que les cas de ce genre sont rares.

Ce qui nous a frappé dans les observations de M. Hutinel, c'est l'existence à peu près constante de lésions du cœur (insuffisance mitrale, symphyse cardiaque). Or chez les enfants il n’est pas rare d'observer, dans le cours d’affections cardiaques, à la suite d’attaques d’asystolie, une augmentation du volume du foie, passagère d'abord, permanente ensuite et aboutissant à la cirrhose de l'organe alors même qu'il n'existe plus aucun trouble du côté du cœur. Ne peut-on pas se demander si chez les malades de M. Hutinel les lésions de cirrhose tuberculeuse n’ont pas été secondaires à l'altération hépatique d’origine cardiaque ?

Nous croyons qu’il s’agit là de foies cardiaques devenus tuberculeux. M. Hutinel les décrit d’ailleurs aujourd’hui sous le nom de foies hybrides, tuberculo-cardiaques ; il admet l’action exercée par la lésion du cœur dans la production de la cirrhose, mais il place au premier rang l'influence de la tuberculose.

Nous n'avons rien remarqué dans l’évolution de la péritonite luberculeuse qui mérite d’être rapporté ici. Nous croyons, avec M. le professeur Grancher, que la guérison spontanée est plus fréquente qu'on ne le dit et nous ne pensons pas que la laparo-

US

tomie doive être pratiquée aussi souvent qu'on le fait aujourd'hui.

Nous ne faisons que signaler sans l’étudier la localisation de la tuberculose dans les organes génitaux. On ne rencontre guère ces manifestations tuberculeuses qu “après que ans.

r' Yi At D 6:

KA JR AR n

ae ete

Page 1