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avons cru voir là la lésion initiale, la porte d'entrée d’une infection tuberculeuse qui s'était rapidement généralisée à l'organisme. L'évolution de la maladie a été trop courte pour que les autres organes, comme le foie, la rate, les reins, aient eu le temps de faire des granulations tuberculeuses.
Nous ne nous dissimulons pas ce que notre manière de voir a d'hypothétique, puisque nous n’apportons pas la preuve de la présence des bacilles dans les différents organes que nous supposons avou: été atteints. Nous avons cherché ces bacilles, nous ne les avons pas trouvés. Mais on nous accordera que celte façon de comprendre l'évolution de la tuberculose est rationnelle et nous sommes convaincu que, si des cas de ce genre arrivent encore à notre observation, nous pourrons par une étude plus complète — expérimentation et examen bactériologique immédiat — faire la preuve de ce que nous avançons.
La fièvre à laquelle succombent les malades atteints d'infection tuberculeuse suraiguë est-elle uniquemement due à la généralisation de l'infection bacillaire ?
Dans l’état actuel de la science, il n’est pas possible de le dire. Sans doute l'infection tuberculeuse généralisée est suffisante à produire de la fièvre et des phénomènes de typhisation analogues à ceux que nous avons décrits ; mais il est probable que, dans les cas auxquels nous faisons allusion, à l’action des toxines tuberculeuses doit s'ajouter celle des microbes qui se développent en même temps que les bacilles de Koch et à la faveur de l'infection produite par ces bacilles.
Dans notre observation, par exemple, tout en admettant l'existence d’une infection tuberculeuse généralisée, il n’en faut pas moins faire jouer un rôle important à l’entérite qui était probablement sous la dépendance des microbes habituels de l'intestin. Ces entérites aiguës non tuberculeuses chez des tuberculisés sont fréquentes et nous verrons plus loin, en étudiant les troubles intestinaux qu’on rencontre dans la tuberculose généralisée chronique (tuberculose diffuse), le rôle important qu'elles jouent.
M. Landouzy rattacherait volontiers à la fièvre infectieuse tuberculeuse suraiguë ces broncho-pneumonies, banales d'apparence, aussi bien au point de vue clinique qu’au point de vue anatomique,
= 9e mais dont la nature tuberculeuse a été démontrée par MM. Thaon, Cornil et Babès, Queyrat, M"° Déjerine-Klumpke. L'étude de ces broncho-pneumonies, dont la nature tuberculeuse n’est pas acceptée par la généralité des pathologistes, nous paraît plus à sa place dans le chapitre de la tuberculose à évolution rapide. Nous y reviendrons donc plus loin, nous nous en occuperons en même temps que des pneumonies caséeuses et nous chercherons à en démontrer la véritable pathogénie.
En résumé, nous croyons pouvoir affirmer, en nous basant sur les observations cliniques, l'existence de la fièvre infectieuse tuberculeuse suraiguë. Existe-t-elle chez l'adulte, comme chez l’enfant? Cela est possible, mais il est évident que l'enfant, par les raisons que nous avons données dans le chapitre précédent, présente un terrain beaucoup plus favorable à l’évolution rapide de la tuberculose. Mais, même chez les enfants, cette forme Sie doit être considérée comme une rareté. TEE
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