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TUBERCULOSE DU CORPS UTÉRIN ET TUMEURS MALIGNES

Question particulièrement intéressante, association assez rare. Forgue et Massabau, dans leur nouveau traité de chirurgie, signalent que « Franqué a pu en réunir 4 cas el c’est tout ». Il semble que les observations deviennent actuellement plus nombreuses ; 2 cas étudiés au point de vue anatomo-pathologique ont été publiés par Vaalart, une des observations de Franqué publiée par Mille Gorovitz nous montre l’association d’un carcinome et d'endométrite tuberculeuse se développant sur des lésions de métrite chronique banale. Une observation de Goullioud (Lyon Chirurgical, 1913) qui a déjà étudié cette association dans sa thèse (Lyon, 1911), est relative à une telle coexistence de lésions. D’autres auteurs, Nassauer, (Chamayon, Fournier, Archambaud, et plus récemment Pavlos Petridis (S. 0. G., nov. 31), en ont rapporté des cas bien nets. Dans cette dernière observation le diagnostic porté avait été : métrorragie pour fibrome volumineux ; l'examen histologique de la pièce opératoire fait par le P' Askanasy montra un utérus avec un néoplasme à surface irrégulière coexistant avec des lésions nettement tuberculeuses. L'observation de Pestalozza (Tuberculeuse génitale de la femme, Rome, 24) relate un cas semblable. Dans celui de Stein, la lésion tuberculeuse siégeait sous forme de caverne dans le fonds utérin entourée par le néo. Le diagnostic de deux affections coexistantes est souvent bien difficile et demande un exa-

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men minutieux anatomo-pathologique ; d'autre part, l’observation de Polosson (Lyon chirurgical, 1913) nous montre le cas d’une tuberculose du corps de forme de gros néo interstitiel qui ne fut reconnue qu’à l’examen histologique.

Si l'existence concomitante de ces deux lésions est malgré tout assez rare, plus fréquemment, accompagnant une tuberculose du corps, nous trouvons des néoplasmes voisins ; l'observation de Strachan (J. obst a. Gyn. Brit Emp., juillet 24) relate l'association d’un cancer pavimenteux du col, accompagnant une tuberculose corporéale ; les observations d’Augier, Lepoutre (in thèse Guillon, Paris, 1912), celle de de Halluin, Delval (Société anatomique de Paris, 1910), celle de Baldowsky montrent cette même association.

Au sujet de cette question, il est intéressant de rechercher les relations causales dans l’évolution de ces deux affections. Guillon (thèse Paris, 1912) en a fait une bonne étude. Le plus souvent, d’après cet auteur, le néoplasme se développerait sur le foyer tuberculeux, le contraire étant rare. Cette hypothèse semble admissible. se trouvant réalisée dans le lupus, un état d’inflammation chronique prédisposant au néoplasme. Poncet et Leriche avaient émis l'hypothèse que le cancer pourrait être une manifestation paratuberculeuse ; pour Ribbert, la tuberculose donnerait un tissu de granulation, lequel se transformerait en néoplasme. Par contre, le développement du néoplasme infecté ensuite par le BK paraît rare, ceci du fait de l’évolution rapide du cancer donnant peu de temps à une maladie chronique comme la tuberculose utérine d'évoluer. Cependant, il faut songer à la possibilité de dégénérescence maligne d’une tumeur tuberculisée. Cliniquement, la tuberculose ne donne aucun signe spécial au tableau du néoplasme.

Au point de vue anatomo-pathologique, le plus souvent les lésions néoplasiques cachent les lésions tuberculeuses. Le néoplasme semble envahir Ja lésion tuberculeuse dont les car2ctères les plus nets ne se trouvent qu’à la périphérie

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de la zone cancéreuse. Enfin, il semblerait que dans quelques cas, il soit difficile de différencier une lésion de taberculose hypertrophique d’un néoplasme véritable. L’observation citée plus haut de Polosson donne une idée de cette difficulté.

Il est évident que c’est la question néoplasme qui le plus souvent primant cliniquement amène l'opération. Dans l’observation de Camayon, Tournier (Revue obst. et gyn. et Pédiätrie, Bordeaux, nov. 1911), nous-voyons évoluer cette phase de tuberculose, puis le néoplasme apparaît cliniquement, puis exagération des signes de tuberculose.

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