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leuse (Rollier), celles-ci généralement se ferment rapidement à l’aide de lhéliothérapie.
En cas de tuberculose nettement utérine les fistules intestinales, vésicales, sont rares: Quant au drainage post-opératoire, sa discussion est délicate. En principe, le drainage d’une lésion tuberculeuse ne donne guère de bon résultat, et il semble que le Mickulitz résultat doive être réservé aux formes étendues utéro-annexielles.
En cas de séquelles douloureuses, les rayons infra-rouges seront d’une grande utilité mais leur application doit se limiter à cette indication ; les méthodes physiothérapiques seront mises en œuvre comme nous l’avons indiqué précédemment, La castration ainsi provoquée chez des femmes, souvent jeunes, devra être également traitée, notamment par des greffes ovariennes, mais le plus souvent, étant donné le faible développement des organes génitaux, les troubles ménopausiques sont peu importants.
Les cures salines, Salins du Jura, Bride, Salies de Béarn, complèteront les méthodes physiothérapiques et rendront la malade plus résistante, étant donné la gravité de l’affection.
Les opérations ne semblent pas donner une mortalité opératoire très importante. Pestalozza donne 10 % ; Rollier, 8 %, mais ces chiffres se rapportent à des cas où les lésions étaient surtout annexielles, la mortalité étant due à des cas de méningite, péritonite, embolie — cette mortalité en cas de tuberculose isolée du corps paraît devoir être abaissée, les causes de généralisation de la tuberculose devenant moins importantes.
B. Tuberculose associée.
À côté du traitement chirurgical de la tuberculose du corps utérin il nous faut rapidement envisager le traitement des cas de {uberculose associée.
« L’étendue des lésions génito-péritonéales, la gravité de l'état général, les lésions pulmonaires peu avancées » (Daniel), ne sont pas des contre-indications opératoires et dans
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toutes ces associations « la seule chance de salut est l’opération » (Leuret). Dans tous ces cas, l’hystérectomie abdominale sera à faire. Dans les cas de tuberculose utérine totale l’hystérectomie totale a donné : 13 guérisons, 2 échecs, o résultats inconnus sur 20 cas (Brocq). Les méthodes conservatrices préconisées par Veit, Aman, Moquot, Patel, ne sauraient être envisagées ici, l’utérus étant atteint, et devant être en tout cas enlevé. Du reste les récidives fréquentes dues à ces méthodes en cas de localisation paraissant purement annexielles ne paraissent pas devoir les faire adopter d’une façon générale ; elles doivent être réservées à des cas nettement particuliers. Signalons en cas de tuberculose isolée du corps utérin lorsque les lésions sont uniquement sur le fond utérin « l’hystérectomie fundique » qui ne doit avoir que de très rares indications.
En cas de tuberculose utérine étendue aux annexes, l’hystérectomie est également la méthode de choix. Rochat sc montre partisan de la subtotale ; dans ces cas le col étant rarement atteint. Daniel donne 70 % de guérisons dans ces cas et une mortalité de 30 %.
Dans les cas de tuberculose du corps utérin associée à à une tuberculose pulmonaire grave, le traitement chirurgical est nettement contre-indiqué, étant dangereux et inutile.
Lorsque tuberculose corporéale et fibrome coexistent, la méthode citée plus haut sera employée, maïs en cas d’association à une néoplasie, la conduite à tenir sera celle du traitement du néoplasme.
L’hystérectomie totale sans Wertheim sera de choix dans le cas où seul le corps utérin est cancéreux, femmes grosses, débiles, fatiguées (P' Guyot, Faure) ; l’hystérectomie de Wertheim en cas de cancer du col.
La gravité de l’opération est considérable, surtout si la tuberculose est avancée ; naturellement, la possibilité opératoire sera fixée par le degré d’extension du cancer, indication qui viendra s'ajouter aux indications posées plus haut en ce qui concerne la tuberculose.
Le Roy. 5