SYMPTOMES
Il est bien rare que l’on assiste au stade tout initial de l’affection. Quelques observateurs ont cependant pu le faire. Ils sont assez bien d'accord pour établir qu’il
SR Que X î se forme d’abord: soit une tache blanc 'jaunâtre de 3 ou 4 mm., soit un semis de granulations miliaires de la
grosseur d’une tête d’épingle, et que la desquamation de
l’épithélium à leur niveau aboutit à la constitution d’une ou plusieurs petites ulcérations. Ces pertes de substance grandissent peu à peu et finissent par constituer l’ulcération typique. En général, lorsqu'on voit le malade pour la première fois, l’ulcération est déjà constituée avec tous ses caractères. On est souvent surpris de trouver des lésions aussi avancées alors que le début appa-
rent ne remonte parfois qu’à quelques jours.
La tuberculose ulcéreuse de la langue se onbee de
préférence à la pointe ou sur les bords (Butlin), sans
doute parce que ce sont là les parties les plus vulnérables de l'organe, les plus exposées aux traumatismes divers. Mais il arrive fréquemment, qu'une -ulcération
‘ayant son point de départ au niveau d’un bord, vienne
en s'étendant progressivement empiéter sur la face supérieure ou sur la face inférieure. La face dorsale semble être alors plus souvent envahie. |
La localisation des lésions à la base est beaucoup plus rare et, dans ce cas, il s’agit, en général, d’une propagation de tuberculose voisine, et; le larynx, le pharynx, la base de la langue sont alors atteints simultanément.
La statistique de Bryson Delavar nous semble à ce sujet donner une idée exacte de la fréquence de ces localisations : sur 24 cas de tuberculose linguale (23 hommes et 1 femme), 12 fois la lésion siégeait.sur les bords, 11 fois au voisinage de la pointe et 1 fois à la base.
L’ulcération est habituellement unique. Assez souvent, toutefois, il en existe plusieurs et sur 50 observa-