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fait saigner. Aucun élément important ne nous semble devoir être tiré de l'existence des ganglions, car ils se retrouvent fréquemment dans là tuberculose avec des caractères très voisins de ceux du cancer. Par contre, Fulcération cancéreuse repose sur une tumeur, sur une masse mal délimitée, rameuse, poussant au loin des prolongements dans le reste de l'organe, dure et très différente par sa consistance du parenchyme lingual. La douleur et l’otalgie sont plus constantes que dans la
tuberculose. L'haleine est extrêmement fétide. . Malgré tous ces éléments cliniques, le cancer peut.
fe rester difficile à à distinguer de ce que nous avons appelé la forme pseudo-cancéreuse de l’ulcère ‘tuberculeux, et, en fait, la clinique permet surtout de porter un diagnostic de présomption qui peut être un diagnostic de
quasi certitude, mais n'exclut jamais l& biopsie. Celle-ci
sera pratiquée le plus tôt possible et dans tous les cas, €Ar, seule, elle fournit un Mégpastie précoce et de valeur absolue.
Syphilis. — Si le diagnostic pouvait se poser-du temps de Buzenet entre l'ulcère tuberculeux de la langue et le chancre, la confusion nous semble actuellement difficile. C’est, en effet, une érosion très superficielle, sans bord,
à surface rouge et lisse, à zone d’induration très limitée, ne dépassant pas la base de la lésion. L'adénopathie est précoce, multiple et, d’une facon générale, l’évolution plusr apide que dans la tuberculose.
On sait, toutefois, que, au niveau de la langue, surtout au voisinage de la pointe, le chancre syphilitique prend souvent une forme fissuraire qui peut donner le change avec les ulcérations tuberculeuses initiales. On aura alors recours à l’ultra-microscope qui, s’il s'agit de chancre, mettra en évidence le trépomène dans la’ sérosité sanglante obtenue après léger RARE, de la sur-. face ulcérée.
Le diagnostic se pose encore moins avec les plaques muqueuses reconnaissables à leur teinte opaline, à localisations multiples (lèvres, gorge, anus), coexistant avec le chancre en voie de cicatrisation et les manifestations cutanées et générales ‘habituelles à la période secondaire. Le W. est positif.
Quand on parle de syphilis, on envisage surtout les lésions tertiaires ulcéreuses, et ici encore le diagnostic peut être très difficile (Mac Kee, Cock).
Mais les gommes siègent plutôt à la base et produisent des anfractuosités profondes, à bords bien délimités, taillés à pie, et indurés. Il en existe parfois d’autres non ulcérées en plein parenchyme (Cf Diagnostic des gommes tuberculeuses). |
nt nous reste seulement maintenant à signaler quelques affections ulcéreuses rares :
Les aphtes, ulcérations arrondies, nombreuses, superficielles, douloureuses, entourées d’une aréole inflammatoire et dont la cause habituelle est l’abus du tabac. Elles se cicatrisent promptement et succèdent les unes aux autres.
L’actinomycose linguale est infiniment plus rare que
At l'actinomycose +temporo-faciale. On n'en connaît guère qu’une trentaine d'observations. C’est d’abord une tumeur- limitée, indolore, dure ou fluctuante. L'évolution ‘se fait en quelques .semaines vers le ramollissement et - l'ouverture spontanée est suivie de guérison rapide.