‹ De La Tuberculose LingualeChapitre 37 sur 40 · LE · texte numérisé non relu

LE

‘une profondeur de plus de 2 cm. en dépassant hettement

les parties malades de façon à se trouver en plein tissu musculaire sain. Suture au cat gut. Guérison rapide. Le

malade sort de hôpital 8 jours plus tard.

GE RATS Examen miscroscopique.

L'épithélium se montre normal à une certaine distance de la lésion, mais au voisinage de la tumeur la couche épithéliale devient beaucoup plus épaisse et

commence à envoyer des jetées assez longues et assez …

profondes, divisées à leur extrémité en 2 ou 3 autres prolongements plus petits, qui S ’enfoncent dans l’épaisseur du tissu conjonctif et des premiers nodules d’infiltration leucocytaires.' Dans les couches plus superfi-

cielles, les cellules épithéliales sont très aplaties, claires, 4

et présentent une dégénérescence cornée assez avancée, L'épaisseur de Ja couche épithéliale augmente à mesure

: qu'on: approche de la tumeur, en même temps que les | ni épithéliales profondes s’enfoncent davantage. dans le derme. En outre, l’épithélium présente à sa sur- | face des formations papillomateuses plus ou moins complexes formant de véritables excroissances. Le maxi-

mum. de ces néoformations papillomateuses correspond au nodule inflammatoire. lequel à sa partie la plus su- | perficielle est comme embrassé par les jetées épithélia-

les profondes avec lesquelles il présente des rapports intimes. Il existe à la partie profonde de la couche épifhéliale un certain degré d'infiltration leucocytaire. Le * tissu conjonctif qui forme la trame des papilles est infiltré de petites cellules, riche en vaisseaux dilatés.

F ; ni

Sous la couche épithéliale, à l’intérieur des fibres musculaires se trouve un véritable granulome qui a tous Îles caractères de -la nature tubercueuse, Dés nodules se groupent pour en former un seul plus étendu : et il en existe d’isolés dans l’épaisseur des fibres musculaires à une certaine distance du nodule-principal. Les uns sont en. rapport étroit avec les jetés épithéliales profondes, d’autres-en continuité avec e nodule principal. Les plus excentriques de ces nodules sont constitués par une sim- -pel infiltration de petites cellules avec quelques cellules épithélioïdes ; ceux qui font partie du nodule principal ont la constitution typique du follicule tuberculeux. La zone d'infiltration à petites cellules y est peu marquée mais les cellules épithélioïdes et les cellules géantes sont abondantes, Celels-ci sont au nombre de 4 ou 5 par nodule ; elles sont très grandes et ont un nombre élevé de noyaux à disposition habituelle,

Le centre de l’amas des granulations tuberculeuses commence à présenter la dégénérescence caséeuse./ D'autres, plus ou moins unies ensemble, présentent aussi une infiltration diffuse avec des cellules géantes plus petites que les précédentes et s'étendent à travers la couche musculaire sur, une certaine profondeur. Ces nodules présentent une vascularisation réduite et c’est seulemnt à la périphérie que l’on trouve des vaisseaux hyperhémies et entourés d’une infiltration à petites cellules.

La recherche du bacille de Koch a montré la présence de bacilles à l’intérieur des cellules géantes et quelquesuns aussi au milieu des cellules épithélioïdes. On en peut retrouver 5 ou 6 sur chaque coupe.

RAA Le 0m Obs. 6. (Säbouraud.) J'ai vu récemment un homme de 43 ans, très solide,

vigoureux, présenter une lésion du dos de la langue |

ayant la figure d’un triangle isocèle de 6 à 8 mm. de côté, lésion taillée à-pic, creuse de 3 ou 4 mm, paraissant plus creuse parce que ses bords étaient légèrment saillants et talués. Le fond de l’ulcération paraissait finement bourgeonnant et presque papillomateux. La lésion avait 4 mois de date et s'étendait progressivement. Le diagnostic fut fait par “exclusion parce que la lésion, de par sa forme et son aspect, ne pouvait être ni épithéliomateuse, ni syphilitique, ce que la biopsie confirma. Il s'agissait d’une tuberculose papillomateuse de la forme anatomique décrite par Riehl et Paltauf et qui est, sur la peau, bénigne et aisément curable par râ- La conclusion fut : exérèse. L’exérèse fut prati- -quée et la cicatrice, après quelques mois, est belle, propre, saine. L'état général du malade n’a pas fléchi un

seul instant.

HS RTS

Obs. 7. (Danlos et Lévy Frankel.)

M. G., âgé de 45 ans, présente depuis 5 mois une lésion de la langue qui nous a paru intéressante à présen-

ter.

- La langue est scléreuse, lisse et parquetée dans la plus grande partie de sa face dorsale. Au milieu de celle-ci s élève une saillie oblongue à grand axe antéropostérieur, mesurant environ 1 em. de large sur 3 cm. de diamètre antéro-postérieur.

… Cette saillie, élevée de 4 à 5 mm. au- -dessus du plan ia la langue, est d'apparence villeuse et lobulée, ces lo-

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