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Certains symptômes : un âge très avancé, une cachexie très accusée, la nature franchement hémorrhagique des épanchements seront autant de présomptions en faveur du cancer. Mais c’ést la marche de la maladie qui donnera les renseignements les plus précieux. L’amendement des symptômes, les rémissions feront reconnaître la tuberculose ; mais ce ne ‘sera là qu’un diagnostic tardif.
Dans les cas anormaux, et spécialement dans ceux qui revêtent la forme typhoïde, le diagnostic sera impossible à faire au début avec la dothiénentérie. On s’en rendra compte aisément en se reportant à l'observation que nous avons citée plus haut et à l'observation HE. L'apparition même de la pleurésie ne suffit pas pour lever les doutes, la pleurésie typhoïde n’étant pas chose rare. Ce n’est que plus tard que l'absence de taches rosées, la prédominance des phénomènes péritonéaux sur les symptômes intestinaux et surtout l’étude de la courbe de température qui ne présente pas la marche caractéristique de la dothiénentérie permettront de reconnaitre la tuberculose péritonéo-pleurale.
Enfin Le diagnostic ne sera complet que lorsqu'on pourra affirmer que la tuberculose péritonéo-pleurale est primitive. Nous avons vu combien ce point était im portant pour le pronostic. Il faudra donc examiner avec soin tous les viscères, ausculter spécialement les sommets des poumons, faire s’il y a lieu, l'examen bactériologique des crachats, en un mot rechercher partout la possibilité d’une tuberculose que l'apparition du syndrome péritonéo-pleural pourrait masquer dans son évolution. Les observations
SG NEZS
que nous rapportons de cette forme de tuberculose sont intéressantes à ce point de vue. Dans un cas, où la maladie péritonéo-pleurale était consécutive à une tuberculose pulmonaire et hépatique, le malade présentait à première vue, tous les signes cliniques d'une cirrhose hypertrophique (obs. XII). |