‹ De la Tuberculose Primitive Folliculaire de la Glande ThyroïdeChapitre 25 sur 35 · DD · texte numérisé non relu

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CSP ASe

RUPPANNER (obs. XIII) a observé nettement que l'épithélium folliculaire proliférait en même temps que la colloïde régressait, et que c'était aux dépens de cet épithélium, que se développaient les cellules épithélioïdes et les cellules géantes.

Il admet que la substance colloïde altérée et brisée constitue une sorte de corps étranger qui provoquerait la formation des cellules géantes, lesquelles joueraient le rôle de phagocytes.

RuPPANNER ajoute, que sur un goître traité par des injections d’iode, il a vu les vésicules thyroïdiennes remplies de cellules géantes qui entouraient concentriquement le contenu colloïdal. Il croit que sous l'influence de certaines substances, la colloïde peut être modifiée morphologiquement, de manière à agir comme corps étranger et à provoquer la formation de cellules géantes.

FARNER avait émis une opinion analogue.

b) Les follicules sont interstitiels. Mais dans la plupart des observations, il semble bien que la formation folliculaire soit interstitielle. Le premier Chiari montra leur existence à ce niveau en constatant en outre que nulle part l’épithélium vésiculaire ne proliférait, mais qu'il présentait au contraire des phénomènes de régression au voisinage des formations tuberculeuses.

FRANKEL, après observation personnelle, se range à cet avis.

RuPPANNER (obs. XII et XXVII) remarque: que les formations folliculaires siègent à peu près uniquement dans le tissu interstitiel,

ROGER et GARNIER à la suite de leurs injections expé-

no

rimentales constatèrent que les éléments du tubercule naissaient des cellules migratrices, principalement au voisinage des vaisseaux. Quant aux épithéliums vésiculaires, ils disparaissent ous’atrophient fréquemment. En d’autres points, ils peuvent proliférer et remplir la lumière alors que la colloïde disparaît, mais ces deux auteurs n'ont pu voir des éléments tuberculeux naitre aux dépens de cet épithélium multiplié.

ToMELLINI, dans ses expériences, est ’arrivé à des résultats semblables, comme on pourra s’en rendre compte en se rapportant à notre chapitre de pathogénie.

Quant à notre observation, elle paraît confirmer l'opinion de la naissance interstitielle des follicules tuberculeux.

5°— Les bacilles. — D'une manière générale, iles bacilles se rencontrent assez rarement, ou tout au moins en assez petit nombre, dans cette tuberculose folliculaire thyroïdienne.

RuppaANNER n’en constate que dans l’obs. XIIL ces bacilles étant peu nombreux et localisés surtout dans les cellules géantes; dans les deux autres cas, il n'en a trouvé aucun.

FRAENKEL constate la pauvreté en bacilles,des nodules tuberculeux thyroïdiens.

BAUMGARTEN n’a pu en découvrir dans l’examen qu'il fit à ce sujet du goître tuberculeux opéré par BRuNS.

PETERSEN, AsT et d'autres auteurs obtiennent égalelement des résultais négatifs.

RoGEr et GARNIER ont cependant rencontré d’assez nombreux bacilles, mais dans un cas de tuberculose

LOGS généralisée qui fut rapidement fatale. Ils se localisaient alors, non seulement dans les masses caséeuses thyroïdiennes, mais loin des nodules tuberculeux, en plein tissu interstitiel.

HEDINGER dit aussi avoir recherché des bacilles par la méthode de « l'antiformine », n’en avoir trouvé qu'une fois sur les 3 cas de RupPANNER publiés ici (obs. XIII, quelques bacilles ; obs. XIT et XXVII: pas de bacilles), mais il affirm eau contraire les avoir mis en évidence dans les 6 autres observations que nous rapportons sous son nom (obs. XVII, XVIII XIX, XX, XXI, NV):

Uue seule fois, dans l’obs. XXII (correspondant au cas 10 du mémoire d'HEDINGER), l’auteur n’a pu les déceler. ?

Ces faits ne sont pas signalés dans nos observations d'HEDINGER, parce que lui-même ne les rapporte pas dans leur texte, mais seulement dans la discussion qui suit (page 137 du livre jubilaire de KocHER).

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