NT HR
Le nommé F. 50 ans, entre le 10 janvier 1875 à l’hôpital
temporaire. Cet homme n’accuse dans son passé aucune maladie sérieuse, ni fièvre, ni alcoolisme, etc.
Depuis trois ans, il est exposé à des étouffements fré-
quents, à des douleurs précordiales assez vives et de courte
durée. Depuis quelque temps, il est sujet à une toux sèche fréquente et a des palpitations accompagnées d’anxiélé respiratoire à chaque effort un peu considérable. Jamais il n’a eu d’æœdème des malléoles.
Le 8 janvier, après s'être exposé au froid, il fut pris subitement de gêne respiratoire intense avec teinte cyanique de la face. Depuis son état a été en déclinant. La respiration est pénible, la toux fréquente, les douleurs précordiales très rapprochées ; ni fièvre, ni vomissements, ni crachements de sang.
12 janvier. — Amaigrissement notable, facies pâle, battements exagérés des artères du cou.
Quelques crachats spumeux dans le crachoir. Submatité dans les deux tiers inférieurs du poumon droit. Râles crépitants et sous-crépitants à la base du poumon droit et dans la région axillaire du même côté. Pas de fièvre. Les battements du cœur sont un peu exagérés. Matité précordiale augmentée ; la pointe bat dans le sixième espace. Double soufffe à la base du cœur : le premier rude, le deuxième doux aspiratif se propage dans les vaisseaux du cou. Double souffle intermittent crural. Pouls régulier, légèrement bondissant, mais manifestement dépressible, 72 pulsations.
Le bord inférieur du foie déborde de trois travers de doigt les fausses côtes.
14 janvier. — Râles plus abondants occupant tout le poumon droit et la plus grande partie du poumon gauche. Mort subite.
Autopsie. — Un litre de liquide citrin dans chaque plèvre. Adhérences déjà anciennes au poumon droit. La surface des deux poumons est parsemée de granulations grises. Ces granulations éparses dans les lobes supérieurs sont surtout très abondantes dans les lobes inférieurs. Le parenchyme pulmonaire est injecté et infiltré d’un nombre considérable de granulations.
Cœur augmenté de volume. Les valvules aortiques insuffsantes sont un peu épaissies mais souples ; l’orifice aortique
CU
Apres
aortique est dilaté. Hypertrophie du ventricule gauche ; athérome des coronaires.
Abdomen.— Granulations grises sur le mésentère, le péritoine viscérale, dans le foie et sous sa capsule, à la surface de la rate.
Cerveau. — Quelques granulations dans la scissure de Sylvius.
Observation XVII
(Observation du Dr Weber publiée par Kortz dans sa thèse de Paris 1893).
Tuberculose pulmonaire et péritonéale ; athérome de l'aorte et lésions valvulaires du cœur.
À..., cuisinière, 46 ans. À son entrée palpitations, douleurs depuis plusieurs mois. Peu de signes de tuberculose peu avancée.
Souffle présystolique et systolique à la pointe ; souffle au premier temps à la base du cœur.
Un mois après existence d’une caverne.
Autopsie. — Tuberculose péritonéale ; poumon droit adhère par toute son étendue à la paroi. Le sommet rempli de tubercules présente une caverne. La coupe montre cà et là de petites cavernes disséminées dans les lobes moyen et supérieur. Poumon gauche moins adhérent. Nombreuses granulations tuberculeuses dans les lobes supérieur et moyen.
Rétrécissement aortique. Rétrécissement et insuffisance mitrale, Athérome de l'aorte.