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À ces données, nous opposerons les résultats négatifs de la ligature élastique, destinée à amener la congestion veineuse pour entraver la marche de la tumeur blanche, et surtout les cas dans lesquels on trouve des tubercules dévelloppés dans des poumons congestionnés. À ce sujet, l’observation TI. est netteconcluante, puisque les tubercules bien développés que le docteur Brault a trouvés, siégeaient dans les bases de poumons engoués. De plus, cette observation nous montre qu’il y avait au moins autant de tuberculose à la base qu’au sommet. De semblables observations, ruinent toute idée d’antagonisme et d'arrêt de la tuberculose pulmonaire, par les lésions pulmonaires d’origine cardiaque.
Enfin M. Tripier (1) pense que l’on doit chercher l'obstacle du développement de la phtisie, dans l’existence de l’hypertrophie cardiaque. Sans doute M. Tripier apporte à l'appui de sa thèse, des observations où l'hypertrophie du cœur coïncide avec une tuberculose légère, mais d’autre part, il est facile, de lui opposer des observations où l’hypertrophie n’a pas enrayé l’évolution de la lésion pulmonaire : (V. observ. I, I, III, V, VIL XIII, XV, XVI, XVIII, XXI, XXII).
Telles sont les théories, sur lesquelles s'appuient les partisans de l’antagonisme, pour expliquer la non-coexistence des deux affections qui nous occupent, où même l'arrêt de l’une par l’autre.
En présence de ces hypothèses suffisamment
(1) Tripier. — Société des Sciences Médic. dé Lyon 1891.
nombreuses, nous nous en tiendrons pour établir la coïncidence des cardiopathies et de la phtisie, aux données de la clinique et de l'anatomie pathologique.