MOYENNE
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La moyenne des succès varie d'un façon très notable, de 18 à 66 pour 100. Nous ne saurions expliquer cette différence qu' en observant que la moyenne si élevée obtenue en 1864 dépend peut-être de circonstances particulières et du petit nombre des personnes qui y furent soumises. Il nous semble que dans cette sorte d'expériences la vérité réside plutôt. dans le grand nombre. En additionnant toutes les opérations on a sur 30,005 revaccinations un chiffre total de 5,625 succès soit une moyenne de 18,74 pour 100, moyenne qui augmenterait si on tenait compte du petit nombre des succès douteux. Des soldats revaccinés en 1866 avec du vaccin animal au nombre de 212, donnèrent une moyenne tant soit peut inférieure, de 16 à 3 p. °[0. Snr 3861 revaccinations faites dans les hôpitaux, M. Husson obtint une moyenne presque égale, c. à. d. d'environ 18 p. V MM. Depaul, Danet et Bazin ont obtenu dans leurs expériences peu nombreuses des moyennes qui allaient de 24 à 30 et jusqu'à 60 pour 100. En Italie, la revaccination annuelle de l'armée introduite en 1859, eut en 1863 18,380 succès sur 70,000 revaccinatipns. M. le doct. Baroffio, médecin en chef, observe que les vaccinés et les varioles offrirent un résultat identique soit de 24 pour 100. Nous avons vu ce fait se répéter dans d'autres pays et perdre ainsi le caractère de singularité qu'on lui attribue. M. Pecco, autre médecin militaire, a fait la même observation. Il fit en 3 ans 12,897 revaccinations avec un succès presque égal, environ 25 pour 100 chez les vaccinés
et 24 °[o sur les déjà varioles. Cet attentif vaccinateur remarqua en outre que les individus qui offraient les cicatrices les plus larges, les plus nombreuses et les plus caractéristiques, étaient ceux qui avaient donné les meilleurs résultats.
M. Manayra obtint sur 4426 revaccinations de militaires le 36 pour 100 de succès. Presque tous offraient des traces très-évidentes de la première inoculation. Pour démontrer Futilité de la revaccination il cite le fait que, tandis que la variole régnait à Florence en 1861 , Y hôpital militaire de cette ville ne compta que très-peu de cas et tous de nature bénigne, merci aux revaccinations.
Ajoutons à cela les 14,672 revaccinations que fit à Naples M. le doct. Bima, avec une moyenne de succès de 23,37 pour cent , et nous verrons que le nombre de 100,000 revaccinations et plus avec une moyenne générale de 25 à 26 p. °[0 de succès obtenus sur des individus de 20 à 24 ans est déjà bien important; ajoutons cette dernière moyenne à la précédente, et nous reconnaîtrons facilement l'opportunité de la revaccination et T erreur de la 2e proposition de M. Wleminkx, que jusqu' à Vâge de 25 ans on peut généralement s'en passer.
En 1866, la revaccination de 65,776 soldats de l'armée prussienne donna une moyenne de succès de 71 p. °i<>. La moyenne de 70 p. °[0 déjà obtenue en 1860 reste ainsi augmentée. Ce parallèle démontre nouvellement la vérité du principe que nous avons
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établi, que dans les climats du nord l'heureuse influence du vaccin se perd plus facilement que dans i3 climats tempérés de l'Italie et de la France. Les mêmes données démontrent encore l'avantage que la revaccination apporte aux armées. En 1866 l'armée prussienne n'eut que 3 cas de varicelle, 6 de varioiolde et un seul cas de variole.
Les résultats obtenus en Italie ne sont pas moins consolants. M. le docL Baroffio médecin en chef a constaté dans son compte rendu des revaccinations pratiquées en 1868 dans l'armée italienne au nombre de 57,000, que la mortalité des varioleux qui atténuait dans l'armée sarde le 7 °[0 était descendue en 1863 dans l'armée italienne moyennant l'introduction de la revaccination au 4 °[0 et en 1868 au 3 et l\2 pour °i©.
Ce compte rendu signale encore le fait encourageant, que l'inoculation de bras à bras des soldats n'a produit sur un si grand nombre d'inoculés aucune les complications dont on affecte aujourd'hui une crainte exagérée (1). Il en est de même en Allemagne où depuis bien des années on pratique l'insertion jenoérienne de bras à bras sans qu'on y ait jamais constaté aucun triste accident
Certains rapports nous disent que la revaceination réussit assez fréquemment même sur des individus au-dessous de 15 ans; que 39 élèves de 11 à 14 ans vaccinés en 1899 au collège royal de Milan,
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donnèrent 29 résultats positifs et 10 nuls. Quatre des premiers avaient souffert la variole. Cent soixantesept orphelins de 7 à 18 ans de Y hospice milanais donnèrent aussi 52 résultats naturels et 115 nuls.
M. le doct. Stadelmayer avait déjà obtenu en Bavière des résultats identiques sur une plus vaste échelle, lors de la revaccination de toute une commune de 1734 habitants, pratiquée à la suite de l'apparitiop de la variole en novembre 1842 et en mai 1843. Sur 142 individus en-dessous de 12 ans il obtint un succès complet à raison de 20 pour °{0; de 32 °\0 sur 386 individus de 12 à 15 ans ; de 35 °i<> sur 685 individus de 15 à 18 ans, de 33 pour 0[o sur 327 individus de 18 à 25 ans, et de 27 °[0 sur 217 individus de 25 à 40 ans.
M. Neumann de Strasbourg revaccina en 1837 523 individus en-dessous de 15 ans dont 125 avec un succès complet, 390 avec un succès modifié et 12 sans résultat.
Disons finalement quelques mots de nos propres expériences. Quelques cas de variole s' étant manifestés en 1832 dans le régiment qui était en garnison à Goni, une prompte revaccination les sauva tous du danger de la maladie et en arrêta tout progrès. Nous avons observé le même résultat en 1842 quand l'épidémie atteignit quelques orphelines. Nous nous hâtâmes de les revacciner toutes, et nous eûmes le résultat suivant.
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