SI LA VERTU PBÊSKRVATIVE DU VACCIN ETC
La deuxième comprend tous les individus sur lesquels la revaccination détermine une gradation de formes et de variété sans nombres, de la vaccine la plus légère à la plus puissante, en raison de la capacité varioleuse de Y organisme. « Il est curieux, dit M.
< Bousquet, de suivre les progrès de ce retour d'apti-
< tude, et de comparer l'effet du virus vaccin sur la
< même personne à diverses distances de la première
< vaccine. D'abord cet effet est presque nul, c'est un
< peu de rougeur avec une petite vésicule qui crève
< rapidement; puis c'est une véritable pustule, en-
< tourée d'une aréole plus ou moins enflammée ; puis
< enfin c'est la bonne vaccine. J'ai pu suivre plusieurs
< fois cette gradation sur des jeunes gens que les pa-
< rents soumettaient tous les ans à la re vaccination ». Ces faits seraient plus fréquents si l'on se mettait
à vacciner à différentes époques de la vie. Citons maintenant les expériences de MM. Hufeland, Dourlen et Martorelli.
M. le comte de B.... fut vacciné avec succès en 1802. Revacciné annuellement de 1804 à 1811 il ne présenta que de faux boutons; et ce ne fut qu'en 1812 qu'il eut une seconde vaccine complète. L'expérience fut renouvelée six ans sans résultats; au 3me on eut quelques boutons d'apparence régulière qui avortèrent au milieu de leur cours.
M. le doct. Dourlen, revacciné à 32 ans sans succès, répéta l'inoculation chaque six mois. < Pendant
< deux ans, dit-il, je n'ai obtenu que de petites éle-
< vures passagères, puis est venue une fausse vaccine
< promptement abortive; puis une autre plus persis- , < tante, enfin tout récemment j'ai eu un bouton
< faiblement déprimé au centre d'un aspect assez dif- « férent encore de la varicelle et dont les périodes d'in-
< cubation, de développement, de dessication ont duré « 23 jours >.
Dans son rapport sur la vaccination de Tan 1863, le doct. Martorelli nous raconte que le doct. L. de G. de 36 ans, vaccinateur distingué, subit la première inoculation à l'âge de 14 ans. S'étant ensuite exposé plusieurs fois à l'infection varioleuse, et inoculé accidentellement, il ne contracta ni la variole ni la vaccine. Tandis qu'il procédait en 1863 aux vaccinations, il se piqua par inadvertence une main, d'où il sortit au 4me jour un petit tubercule accompagné de symptômes fiévreux, qui se transforma en un vrai bouton vaccinal. Ce bouton servit à transmettre à d'autres personnes un vaccin régulier. M. Martorelli ajoute qu'il a vu d'autres cas semblables. Que peut-on en déduire? Voudra-t-on admettre que la réceptivité ou l'aptitude à subir l'influence de la cause contagieuse peut se reproduire entièrement ou en partie ? Mais ce principe ne doit être accepté qu'avec restriction, car nous avons vu que la proportion des vaccinés frappés par la variole est relativement mince, et qu'ils en sont ordinairement préservés lorsqu' elle ne domine pas sous forme épidémique. Le résultat des revaccinations qui ne s'élève en général dans les climats tempérés que