SI LA YERTU PRÉSERVATIVE OU VACCIN ETC
sons la cause première ; car nous ne devons pas ou blier que d'autres causes peuvent aussi concourir à rendre le vaccin plus ou moins actif, et que de particulières dispositions physiologiques ou morbides peuvent annuler entièrement ou en partie l'action du vaccin.
Dans cette deuxième série de causes nous devons placer la puberté et l'adolescence, âge oîi la variole commence à se manifester chez les vaccinés, et où la revaccination a de nombreux succès. Par les changements intimes que l'organisme subit alors, ces époques peuvent offrir un plus facile développement à la réceptivité varioleuse latente, et faciliter la partielle et plus rarement la complète neutralisation du vaccin, trop faible à l'époque de l'inoculation.
Nous retrouvons une autre cause physiologique dans le manque de réceptivité à l'époque de la vaccination. La réceptivité n'ayant pas été vaincue alors, peut se reproduire plus tard. Ces cas sont sans doute des exceptions ; mais il faut en tenir compte, puisqu'ils peuvent se présenter. Entre les conditions morbides qui peuvent détruire en tout ou en partie l'influence du vaccin, nous devons encore sign aler l'enfantement et l'alcoolisme. C'est ce que nous attestent le collège médical de Vienne et M. le doct. Arigo. Avec ces deux complications la variole est toujours plus intense et dangereuse. Relativement à la gestation et à l'enfantement nous avons aussi l'autorité de MM. Hervieux et Ghaignan qui ont constaté que dans ces deux cir-
constances la variole se manifeste avec plus de gravité, voire chez les femmes vaccinées, et leur cause bien souvent l'avortement et même la mort.
Entre les causes qui peuvent s' opposer au développement régulier du vaccin et déterminer ainsi un degré inférieur de préservation , il faut d'abord placer les circonstances atmosphériques qui influent sur le cours du vaccin et tendent à favoriser le développement et la diffusion de la variole. Nous avons aussi parlé de l'action du climat sur la durée de l'efficacité du vaccin et de la première variole. Il nous faut mentionner en outre les maladies érysipélateuses, la rougeole, la fièvre railiaire, etc. Jenner, Baron, Steinbrenner et d'autres citent des cas où les affections chroniques de la peau firent subir à la vaccine différentes modifications. Eichorn, au contraire, n'admet guère volontiers cette sorte d'influence, que nous avons eu occasion de constater sur certaines constitutions et jusque sur la stérilité, comme on va le voir.
Deux de nos clientes mariées à des hommes généra tifs étaient restées stériles, la première pendant 24 ans, la seconde 17 ans. Mais, arrivée à sa quarantième année, la première devint enceinte trois fois de suite, après avoir souffert la fièvre de la scarlatine. L'autre, qui était déjà passée aux secondes noces, n'espérait plus désormais avoir des enfants, lorsqu'elle *fut gravement atteinte en 1835 du choléra-morbus. Après cette maladie elle devint heureusement mère d'un mâle et de deux filles. Encore que ces cas ne se