‹ De la vaccination; (volume 2)Chapitre 31 sur 73 · SI LA VERTU PRÉSERVATIVE DU VACCIN ETC · texte numérisé non relu

SI LA VERTU PRÉSERVATIVE DU VACCIN ETC

rapportent pas aux maladies contagieuses, il prouvent cependant que certaines maladies exercent une grande influence sur l'organisme humain. Kraus et les médecins du Wurtemberg citent, au dire de Steinbrenner, de nombreux exemples de complication de varicelle, de scarlatine, de rougeole, etc. mais dans la plupart des cas il n'y eut point de modification dans le cours du vaccin. Cependant quand ces maladies se manifestaient aux premiers jours, l'apparition des pustules retardait ; et quand elles se manifestaient au 6*% au 7me ou au 8me jour, les pustules déjà développées demeuraient stationnaires pendant quelques jours.

Si ces affections peuvent par le désordre qu'elles causent dans l' économie, diminuer la disposition à subir l'influence du vaccin chez ceux qui ne la possèdent pas à un haut degré , elles n'exercent ordinairement aucune action sur son cours, ainsi que l'ont constaté les vaccinateurs qui font autorité. Nous avons vu nous-mêmes des enfants érysipélateux qui avaient un beau vaccin; de même que nous avons constaté des affections éruptives survenues durant les phases du vaccin et qui n'ont causé aucun dérangement. Nous savons d'ailleurs que le cours plus ou moins prolongé de l'éruption ne • détruit pas l'eflicacité de la vaccine. Au bout du compte nous ne disconvenons pas absolument que ces sortes de maladies ne puissent dans quelques cas exceptionnels diminuer la faculté préservatrice. Nous en disons de même de la denti- 15 — Parola, vol. II, De la vaccination.

tion et de l'état maladif des enfants au moment de la vaccination. La peau flasque et terreuse rend plus difficile l'absorption du virus, empêche le développement normal de la pustule, et peut aussi priver la vaccination d'une partie de son efficacité.

On a dit que le vaccin dégénéré ne peut vaincre la réceptivité et qu'il produit un degré inférieur de préservation. Nous avons déjà traité cette question et démontré que le moins de manifestation des phénomènes extérieurs n' implique pas moins d'efficacité dans le vaccin. Mais nous ajoutons ici une considération très-grave. Il est constant que le nombre et la gravité des cas de varioloïde sont d'autant plus considérables que l'on s'éloigne de l'époque de l'inoculation et qu'on s'approche de la ÎE)*6 et successivement de la SO*6 année. Gela suffit pour démontrer que la cause exclusive de ce fait ne peut être le plus ou le moins de temps, ni la longue série des individus chez lesquels s'est reproduit un pus vaccinal de bonne provenance; car s'il en était ainsi, les derniers vaccinés devraient être ]pa plus exposés à la contagion. L'expérience nous prouve au contraire que cela n'a pas lieu, et que même ceux qui furent inoculés par Jenner, par Sacco et par d'autres aux premiers temps de la vaccination furent atteints de la variole. Il est ainsi démontré que ceux qui ont la chance d'être inoculés avec un pus d'origine récente ne sont pas moins exposés que les autres. Nous ne voulons cependant pas nous montrer trop absolus et nier que le vaccin recueilli sur des indi-

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