‹ De la vaccination; (volume 2)Chapitre 32 sur 73 · SI LA VERTU PRESERVAT! VE DU VACCIN ETC · texte numérisé non relu

SI LA VERTU PRESERVAT! VE DU VACCIN ETC

vidas maladifs ou dans des pustules trop mûres ou de qualité inférieure, ait moins d'efficacité. Nous en disons de même du vaccin trop longtemps conservé ou qui a passé par trop de générations, sans égard aux conditions plus ou moins florissantes des individus. Une autre cause de non préservation qu'on doit attribuer au manque d'habileté ou à la négligence de l'opérateur, c'est la confusion du faux vaccin avec le véritable. Ce fait n'arriv* que trop souvent dans les pays où l'on confie la vaccination à des phlébotomistes étrangers à la vaccination ou à des sagesfemmes. Telles sont les causes principales qui diminuent et annulent même l'efficacité du vaccin, et qui lui donnent moins de durée. Elles sont trop nombreuses et importantes pour ne pas rendre nécessaire une seconde vaccination.

Avant de terminer ce chapitre, nous devons encore mentionner l'opinion de MM. Bryce, Lttders, Eichhorn, Hufeland, Dufresne et Fantonetti qui croient que ni la première ni même la deuxième vaccination né suffisent pour éteindre tout à fait la réceptivité d'un individu. D'après eux il faudrait recourir à la vaccination, jusqu' à ce que les pustules cessent d'apparaître.

< La reyaccination, dit M. Fantonetti, a un bon résul-

< tat, lors même qu'elle est pratiquée au 7me ou au 8me

< jour de la vaccination. Dès que les pustules se sont

< manifestées, on se sert de l'humeur vaccinale d'une «d'elles, sans qu'il y ait désordre ou diminution

« d'effets préservatifs >. Il en conclut: « i° Que la « théorie de la reproduction graduelle de la récepti-

< vite varioleuse dans l'organisme humain ne trouve

< aucun fondement ni dans les faits ni dans la logique;

< 2° Que tant la vaccine que la variole peuvent se

< manifester sans aucun égard à l'époque de la pre-

< mière vaccination ou de la première variole ; 3° Que « cette irrégularité ne pourrait avoir lieu , s'il n'y « avait un résidu de réceptivité varioleuse, résidu que

< la vaccine et la variole n'ont pas été assez puissantes « pour éteindre entièrement >.

La méthode introduite par Bryce de répéter l'inoculation au 5r*e ou au 6me jour de la première, obtint d'abord un peu de crédit ; mais on ne tarda pas à la laisser de côté comme superflue, sur la considération qu'on la pratiquait dans les mômes conditions que la première. Le célèbre Monro cite, en parlant de l'épidémie d'Edimbourg, quatre enfants qui ayant été soumis à la méthode de Bryce furent atteints de la varioloïde. Bell atteste qu'on l'a ordinairement reconnue dans la même épidémie comme très-insuffisante. Il résulte en outre des dernières expériences du dock Wetter de Leipsik que la deuxième vaccination pratiquée au 6°», au 7mfl, au 8me jour peut encore être suivie de symptômes de réaction (pustule?, aréole inflammatoire à l'entour et croûtes purulentes); mais qu9 alors les symptômes de la même se développent beaucoup plus rapidement que ceux de la première, tellement que les pustules de l'une et de l'autre gué-

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