LA VERTU PRÉ9KRVATITE DO «VACCIN ETC
rissent contemporaioement; et que la revaccination pratiquée entre le 10°* et le lim« jour est ou non suivie des mêmes symptômes de réaction, selon que la première a suffi à produire l'infection générale ou non. C'est pourquoi si l'infection générale a eu lieu dans la première inoculation , la deuxième ne pourra pas éteindre le peu de réceptivité laissée par la première. Le cours rapide et simultané de la première inoculation en coïncidence«avec la seconde pratiquée ayant le deuxième jour, nous prouve que celle-ci subit l'influence de l'autre, et ne lui ajoute ni ne lui ôte aucune efficacité. Cette expérience est donc incomplète, et l'on ne peut en juger si l'immunité acquise est permanente et absolue. Le danger de contracter la variole ne se présentant que deux ou trois lustres après la première vaccination, il est par conséquent inutile et inopportun d'y faire suivre aussitôt une nouvelle inoculation.
Une autre raison principale réside dans le fait que si la première inoculation ne détruit pas effectivement la réceptivité, elle influe suffisamment sur toute l'économie et s' oppose pour bon nombre d' années à la production de la variole.
La méthode de Bryce serait d'ailleurs d'une pratique bien difficile dans les campagnes. Les mères consentiront-elles à soumettre deux fois de suite leurs enfants à la revaccination? On sait avec quelle difficulté bien des parents reconduisent leurs enfants au vaccinateurs^eS"" jour, pour la constatation du résultat.
On se persuadera donc de la difficulté en général d'une deuxième incision. Les vaccinateurs des campagnes font déjà beaucoup, s'ils persuadent les parents de l'opportunité d'une seule inoculation.