‹ De la vaccination; (volume 2)Chapitre 55 sur 73 · DU SYSTÈME ÉTRANGE DE H. VERDÉ-DEL1SLE · texte numérisé non relu

DU SYSTÈME ÉTRANGE DE H. VERDÉ-DEL1SLE

justifieraient la condamnation du vaccin. « La constitu-

< tion de l'enfant renferme une certaine quantité d'hu-

< meur de matière hétérogène, une surabondance de

< lymphe qui à un moment donné ne doit plus séjour-

< ner dans l'économie C'est un détritus que la

< fermentation générale emporte vers la peau

< Il nous reste à dire exactement quel est le caractère

< de cette matière variolique que nous avons mon-

< trée aux prises avec l'organisme tout entier. Cette

< matière, répète-t-il, c'est la lymphe viciée qui pré-

< sente exactement tous les caractères physiques et «chimiques reconnus à là matière strumeuse, à la

< matière cancéreuse et à la irfatière tuberculeuse.

< Ces trois matières ont une origine unique et une « seule voie d'élimination >.

C'est pourquoi, comme s'il était question de la chose la plus certaine et la plus logique, il conclut que « la

< petite vérole est la seule voie que la nature nous

< ait donnée pour expulser ces matières caustiques,

< désignées par la science sous le nom de matières

< tuberculeuses, scrophuleuses, cancéreuses, etc., c'est-

< à-dire cette matière hétérogène qui portée à l'exté- « rieur, n'entraîne qu'un danger restreint, et qui en « se développant à l'intérieur laisse peu de chances de

< salut >.

De telles excentricités nous rappellent Paracelse et Sylvius; mais elles sont pour lui des points de doctrine si clairs et si incontestables, que toute opinion con-

33 — Parola, vol. II, De la vaccination.

traire n'est que le fruit àé l'intérêt particulier des partisans de la vaccine.

Que le lecteur veuille encore écouter quelques propositions de M. Verdé. « Les anciens avaient « observé , dit-il, dans la vie humaine un certain « nombre de phases. La transition d'une de ces pério- « des à T autre est toujours marquée par une crise « plus ou moins violente ; alors il se produit des chan- « gements singuliers dans l' économie animale. Ces « époques sont, selon les anciens, des temps de combat

< où la nature efface, pour ainsi dire, les premières im-

< pressions, et leur substitue d'autres caractères de- « venus nécessaires à l' accomplissement de ses des- « seins ultérieurs. Or de ces transitions, de ces crises,

< de ces luttes, la plus grave, mais aussi la plus indis- « pensable et la plus salutaire, est la petite vérole >.

Nous ne croyons pas même qu'il soit nécessaire de mettre en garde le lecteur contre de semblables opinions qui heurtent avec les principes scientifiques généralement adoptés et avec l'expérience de tous les temps. Nous ne saurions (1) du reste par où commencer nos réfutations ; car il a même cherché à équivoquer sur les opinions des anciens en leur faisant dire ce qu'ils n'ont jamais pensé.

Venons à un fait. S' il n'est pas échappé à la sagesse des anciens qu'il y a dans le cours de la vie des épo-

(1) Il est de ces opinions, observe M. Ànglada, qui déroutent tellement les idées reçues qu'elles échappent à l'argumentation, parce qu'on ne sait pas où les prendre.

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