‹ De la vaccination; (volume 2)Chapitre 65 sur 73 · DOCTRINE HUMORISTIQUE DE SYDENHAM ETC · texte numérisé non relu

DOCTRINE HUMORISTIQUE DE SYDENHAM ETC

étaient déjà le résultat de certaines causes générales, Vétiologie de cette infection était pour lui la même que celle des autres maladies aiguës et épidémiques. Les maladies aiguës et épidémiques, dit-il, sont engendrées par une secrète, occulte et inexplicable altération de l'air qui infecte les corps humains. Elles ne dépendent ni de la crase spéciale du sang ni des humeurs, si ce n'est en tant que cette influence occulte de l'air Ta imprimée dans ces corps. Revenant ailleurs sur les constitutions atmosphériques qui déterminent les susdites maladies, (1) il les fait également provenir d'une mystérieuse condition cosmotellurique dont les émanations affectent l'atmosphère et produisent les épidémies : « Variae sunt nempe annorum constitutiones, quae neque calori, nequefrigori non sicco humidove ortum suum debent, sed ab occulta potins et inexpliçaibUi quadarn alteratione in ipsis terrae visceribus pendent l, unde aer ejusmodi effluviis contaminaturj quae humana corpora huic aut Mi morbo addwunt determinantque etc. >.

Venant ensuite à la spécialité des différentes maladies épidémiques, il les divise en printanières et automnales et il prétend qu'on doit rapporter la durée de chacune d'elles à la différence des saisons qui leur sont plus sympathiques. Gomme ensuite, d'après lui, elles ont toutes pour base et pour essence une condition fébrile produite par le caractère de la cons-

(1) L a, sect. I, cap. IL

titution atmosphérique dominante, et qu'il y en a un très-grand nombre de continues qui n'ont reçu le nom qui les distingue que de l'altération notable imprimée à la masse du sang ou de quelque symptôme évident, on les a nommées putrides, malignes, pétéchiales etc.

Arrivant quelquefois que chaque constitution particulière propage, outre ces fièvres, d'autres maladies épidémiques dont le nom les distingue des autres, telles que la peste, la petite vérole, la dyssenterie, il ne sait comprendre pourquoi ces fièvres n'ont pas tiré leur nom de la constitution elle-même qui fa* vorise la production de l'une ou de l'autre de ces maladies, au lieu de le recevoir de l'altération du sang ou d' un symptôme particulier qui peut appartenir avec un droit égal à des fièvres de différente espèce : < Quandoquidem vero singula ferme constitutio praeter has quas parturit febres ad alium morbum aliqtcem magis epidemicum eodem tempore prqpagandum proclivis est célébrions nominis, cuiusmodi suntpestis, variolae, dysenteriae etc., non satisvideo, cur istiusmodi febres non potins sortirentur nomina a constitutions, quatenus horum morborum alterutri producendo favet, eodem illo tempore quo comparebant, quam a quolibet sanguinis alteratione vel symptornate particuîari, quae diversae speciei febribus pari jure possunt competere ».

Ces citations suffisent pour démontrer l'idée que Sydenham s'était formée de la variole, et que, bien

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