‹ De la vaccination; (volume 2)Chapitre 69 sur 73 · Deuxième partie du programme · texte numérisé non relu

Deuxième partie du programme

Est -il démontré que la vaccination présente un moyen préventif certain contre la contagion variolique? Faut-il prendre en considération t 'opinion émise

et 81 à Londres. Or, calculant que la population de Paris est à celle de Londres comme six est à dix, la proportion des décès par variole serait, selon le doct. Monteils, la suivante:

Paris : Londres :: 96 : 10

Prenant ensuite comme terme de comparaison sept mois durant lesquels la variole a sévi avec la plus grande intensité à Paris (du 1er février au 2 septembre 1870) et à Londres (du 8 juin au 29 décembre 1871) on a pour la première ville 4,489 décès et pour Londres 3,057, d'où résulte la proportion qui suit:

Paris : Londres : : 24 : 10

On trouve les mêmes résultats dans une statistique comparative de la Bavière et de la Prusse (V. Ann. d'hygiène, novembre 1876). En Bavière la vaccine est obligatoire depuis 1807 ; en Prusse tout récemment , et avant cette époque, elle Tétait seulement en temps d'épidémie. Ce pays avait à subir la même maladie dans les mêmes conditions; or, en 1871 il est mort de la variole, en Prusse 59,838 personnes, 8,15 p. 100 de tous les décès, 2,43 p. 100 de tous les vivants. En Bavière, dans la même année, la variole a emporté 5,070 personnes, 2,95 p. 100 de tous les décès, 1,04 p. 100 de tous les vivants. Dans les provinces de Hanovre, de Hesse et de Nassau , annexées depuis 1866 , et où la vaccine est obligatoire depuis cinquante ans, les proportions sont à peu près celles de la Bavière; tandis que les anciennes provinces fournissent, le Brandebourg 10,99 sur 100 morts, la Prusse 7,66, la Poméranie 9,85, Posen 15,05, la Silésie 6,84, la Saxe 9,32, le Holstein 7,34, la Westpbalie 7,85.

Ainsi la vaccination a sauvé même en temps d'épidémie , dans les pays où elle est obligatoire, une bonne moitié des individus qui auraient été en cas contraire inévitablement emportés par la variole.

par quelques médecins que V introduction de la vaccine peut propager d'autres maladies épidémiques ?

Nous avons répondu affirmativement à la première demande en démontrant l'influence du vaccin dans les épidémies, et en nous appuyant sur les statistiques de Lettsora, Vacher, Parga et Simon, desquelles il résulte que la mortalité causée par la variole est aujourd'hui de beaucoup inférieure à celle des siècles passés.

Nous avons répondu d' une manière étendue à la seconde demande, et nous espérons avoir démontré Tinsubsistance de l'opinion de certains auteurs, à savoir qu'après l'introduction du vaccin, et par sa faute seule, les fièvres typhoïdes, les petites véroles volantes, le choléra-morbufi et les tubercules sont devenus des maladies plus fréquentes. Portant ensuite la question sur un terrain plus vaste nous avons encore démontré que la vaccination a contribué à l' accroissement numérique des populations et à la prolongation de la moyenne de la vie générale.

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