DE LA PETITE VËROLE DES BREBIS ET D'AUTRES ANIMAUX
Commençons notre étude sur les maladies variolenses qui se manifestent dans les animaux et qui nous intéressent davantage en vue de leur rapport avec la ^riole humaine et des sources de vaccin qu'elles peuvent fournir. Examinons d'abord la clavelée. Elle est si bien connue qjie, après celle des vaches et des cheTâux, elle a acquis la plus grande importance. Cette maladie a été observée et décrite la première à cause de sa fréquence et de ses dangers. On a dû surveiller les frontières et' les ports de mer d'oii provenaient les brebis infectées. L'Angleterre le fit en 1849. Cest aussi pour en diminuer la mortalité qu'on a souvent recours à l'inoculation de la variole et même in vaccin sur ces animaux.
Attendu l'importance d'une telle maladie nous re- «"hercherons minutieusement si la clavelée a quelque apport avec la petite vérole de l'homme.
Beaucoup de preuves tendent à une réponse affirmative. Voici à quelles sources on les puise: !<> L'application du coto-pox par l'inoculation préservative a
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non seulement une force immédiate dans les brebis (ce qui constituerait déjà un fait très-important), mais elle exerce en réalité une influence sûre, salutaire et répulsive ; 2° L' humeur de la clavelée reproduit, par l'inoculation, la maladie dans la môme espèce d'animaux, dans la vache et dans l'homme ; dP Tant la petite vérole de la vache que celle de l'homme sont propres à la vaccination des brebis.
À l'appui de ces preuves nous avons dans le premier cas le témoignage du doct. Sacco , qui cite ses propres expériences et celles de MM. Spada, Dandolo, Grossi et Joubert (1). Nous avons pour le deuxième cas, outre Texpérience générale dont parlent tous les auteurs de matière vaccinique, 1' autorité d' une célèbre académie qui voulut essayer la vaccination des brebis au moyen de la vérole humaine. En 1802 le doct. Marchelli de Gênes fit connaître à la société d'émulation (alors existante) que certaines inductions et des expériences qu'il avait faites, le conduisaient à croire qu'on pouvait substituer la clavelée à la lymphe vaccinale. Ce jugement parut alors trop hasardé; mais les observations faites ensuite par les docteurs Sacco, Magnani, Legni sont de nature à confirmer cette proposition. Il est vrai que Husson dans son rapport présenté au nom du comité central, cito des expériences dont il résulterait que le comité n'au* rait pu obtenir aucun effet au moyen de la clavelée
(1) Sacco, pag. 145 et sbiv.