‹ De la vaccination;Chapitre 16 sur 48 · DE LA PETITE VEROLE DES BREBRIS, ETC · texte numérisé non relu

DE LA PETITE VEROLE DES BREBRIS, ETC

ioflérée à rhomme et à d'autres animaux, excepté les moatons. Mais^ malgré cela et d'autres essais faits ivec la variole sans aucun succès , il y a d' autres eipérimentateurs qui obtinrent des résultats 'plus fa- Vorables. En effet le même comité ayant vacciné huit moutons observa au septième jour des boutons élevés pleins d'une sérosité limpide sur quelques uns, purulents sur d'autres. Cette matière inoculée à six enfants ne produisit aucun effet ; mais elle préserva de ia maladie ces mêmes moutons conduits dans un troupeau où régnait la clavelée. Nous nommerons aussi ie doct. Valentin qui vaccina avec la méthode habituelle deux chèvres, en dirigeant les piqûres à la base «fes mamelons. Les indices de l'infection apparurent âu cinquième jour, comme cela arrive aux autres animaux; au septième les pustules étaient pleines et rondes comme dans l'homme et dans les vaches; au 'loitième jour il prit cette matière varioleuse et voulut to inoculer une enfant de deux ans. Les pustules des eiièvres se déséchaient à mesure que la maladie déclinait. L'enfant inoculée eut une diffusion interne H normale. L'auréole fut d'une médiocre extension ^t la fièvre dura deux jours. Quelque temps après sa .niérison elle fut soumise à l'inoculation de la vérole <>rdinaire, mais elle n'en éprouva aucun effet. Avec 1« pus qu'elle fournit on inocula avec succès un enfant de sept ans. Selon l' opinion générale, ce se- ^entrlà des arguments décisifs pour la solution de la question. Mais on ajoute, et il est bon de s'en sou-

StS DK LA VACaNATION — CHAPITRE f U

Tenir, que trente-cinq personnes furent en outre suocessivement et efficacement inoculées avec le même pus. Il convient aussi d'ajouter que M. Valentin ne se contenta pas de ces expériences sur cette famille de brebis, mais qu'il les étendit à toutes les branches de la même. Il assure que non seulement l' inoculation morbeuse ni s'altère ni perd de sa valeur dans les chèvres, mais pas même dans les moutons des quels on la transporte à l'homme et de l'homme aux mêmes. Il parait même qu'il ne trouva qu'une différence trèslégère et insignifiante.

En vertu de cette analogie entre la petite vérole humaine, la vaccine et la clavelée, on tenta, en procédant de degré en degré, d'expérimenter la vaccination (comme moyen de préservation) sur l'espèce ovine. Sacco appelé à Lucques pour y faire l' essai de la vaccination sur un troupeau, eut les meilleurs résultats. Il en fut de même des expériences faites par le doct. Spada de Macerata et les docteurs Dandolo et Grossi de Varèse. Ils trouvèrent que la vérole arabique s' altérait au moyen des troupeaux inoculés. Sacco conclut en disant qu'en vertu de ce procédé, en même temps que les brebis sont infectées et délivrées par le vaccin d'une maladie mortelle, leur virus inoculé à l'homme produit parfaitement reflfet du vaccin et le garantit de la petite vérole humaine. Pour corroborer cette assertion nous citerons les expériences de M. Gérard. Il inocula le vaccin à trois dindons et dix moutons. L'inoculation des dindons ne

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